Avant même le début de la 5e réunion ministérielle du Comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien (TSGP), le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, le ministre d’état des Ressources pétrolières (Gaz) de la République fédérale du Nigeria, Ekperikpe Ekpo, et le ministre du Pétrole de la République du Niger, Hamadou Tini, ainsi que les délégations les accompagnant, en présence du ministre d’état, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab.
S’il n’y a pas de détails sur la teneur des discussions et de ce «briefing» avant la réunion, le geste à lui seul est un message fort. Que le chef de l’état reçoit lui-même les ministres en charge du secteur de l’énergie et du gaz, c’est pour insister sur toute l’importance que revêt le rendez-vous qui les réunissait à Alger.
Le suivi de Tebboune au projet ne date d’ailleurs pas d’aujourd’hui. Dans la dynamique impulsée à la diplomatie du pays vers sa profondeur africaine ces derniers mois, un immense agenda a ciblé les pays concernés par le projet, notamment le Niger avec les relations ont plus que jamais été relancées.
Le déplacement, en février dernier, à Alger, du président de la République du Niger, chef de l’état, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a marqué une étape importante à l’occasion, rappelons-le, le Président Tebboune avait déclaré qu’il a été convenu du «lancement du projet de réalisation du tronçon du gazoduc transsaharien traversant le Niger, pays frère, juste après le mois de Ramadhan», précisant que
«Sonatrach allait prendre les choses en main et entamera l’installation du pipeline traversant le Niger».
Et effectivement, une équipe de Sonatrach s’est déjà déplacée au Niger. C’est dire de l’attention personnelle accordée par le Président à ce grand projet.
Ainsi, en abritant, les travaux de la 5e réunion ministérielle du Comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien (TSGP), réunissant les ministres chargés du secteur des hydrocarbures de l’Algérie, du Nigeria et du Niger, Alger confirme une fois de plus, son clé dans l’aboutissement d’un projet mais aussi d’une idée fortement défendue : l’intégration africaine. Et le domaine de l’énergie demeure l’un des leviers de cet objectif. Hier, la capitale algérienne, n’en déplaise à certains «voisins» qui tentent de saboter cette initiative à travers un prétendu projet parallèle, s’est transformée en «Mecque» où continuent à se dessiner les contours de ce qui est considéré comme l’un des projets les plus structurant du continent.
Après avoir accueilli la veille, le ministre du Pétrole du Niger, Hamadou Tini, le ministre d’état, ministres des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu encore le ministre d’état, chargé du Gaz et des Ressources pétrolières du Nigeria.
Rendez-vous était donné pour accomplir d’autres pas dans l’avancement du projet de TSGP, avec un zoom sur les résultats de l’étude de faisabilité réalisée, outre l’évaluation de l’exécution de la feuille de route adoptée lors des précédentes réunions.
L’Algérie, acteur clé de ce projet puisqu’elle constitue le relais avec le vieux continent (L’Europe) ne ménage donc pas d’efforts pour convaincre les uns comme les autres.
Pour rappel, ce pipeline intercontinental qui bénéficie du soutien l’Union africaine et de la Banque africaine de développement permettra d’acheminer environ 20 à 30 milliards de m3 de gaz destinés aux marchés internationaux à partir du Nigeria, en passant par le Niger et l’Algérie, couvrira 4128 kilomètres : 1 037 km traversant le Nigeria, 841 km sur le territoire du Niger et 2 310 km, soit le plus tong tronçons, traversant l’Algérie jusqu’à la côte méditerranéenne.
Farid B.
Alger a abrité la 5e réunion ministérielle du Comité de pilotage du projet: Tebboune à fond pour l’aboutissement du TSGP

