En Algérie, l’opération cruciale de retrait des formulaires de souscription des signatures individuelles pour les candidats à l’élection présidentielle anticipée du 7 septembre prochain bat son plein. L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), garante de la transparence et de la crédibilité du scrutin, orchestre méticuleusement ce processus démocratique essentiel.
Selon le dernier bilan fourni par Mohamed Charfi, président de l’ANIE, pas moins de quatorze prétendants à la candidature se sont déjà présentés au siège de l’institution pour retirer près d’un million de formulaires de souscription des signatures. Un chiffre impressionnant qui témoigne de l’engouement suscité par cette échéance électorale cruciale pour l’avenir du pays.
Afin de faciliter cette opération d’envergure, l’ANIE a déployé tous les moyens nécessaires pour répondre avec diligence aux demandes des postulants et de leurs représentants. Chaque formulaire de souscription est doté d’un numéro de série unique et répertorié au nom du candidat, empêchant ainsi toute tentative de fraude. De plus, un suivi informatique rigoureux est assuré au jour le jour.
Depuis le 9 juin 2024, date de lancement de l’opération, des formulaires ont été retirés par des représentants de partis politiques ainsi que par des candidats indépendants. Pour ce faire, les prétendants ou leurs mandataires doivent se présenter au siège de l’ANIE munis des documents justificatifs requis, ou prendre rendez-vous via la plateforme en ligne dédiée.
Conformément à l’article 250 de l’ordonnance 21-01 portant loi organique relative au régime électoral, chaque candidat doit également déposer une caution de 250.000 dinars algériens auprès du Trésor public. Parallèlement au retrait des formulaires de souscription, les postulants doivent déposer leur déclaration de candidature dans un délai de quarante jours suivant la publication du décret présidentiel convoquant le corps électoral. L’ANIE statue alors sur la validité des candidatures dans un délai maximal de sept jours, les décisions pouvant faire l’objet d’un recours devant la Cour constitutionnelle.
Après validation de la liste définitive des candidats par la Cour constitutionnelle, les prétendants devront présenter soit une liste de 600 signatures d’élus répartis sur au moins 29 wilayas, soit 50.000 signatures d’électeurs inscrits, avec un minimum de 1.200 signatures par wilaya, conformément à l’article 253 de la loi organique relative au régime électoral. Avec rigueur et transparence, l’Algérie se prépare ainsi à cette échéance démocratique cruciale, offrant à chaque citoyen l’opportunité de choisir librement son prochain président dans le respect des valeurs républicaines et des aspirations populaires.
K.M.
Élection du 7 septembre : L’opération de parrainage bat son plein

