C’est en application de sa politique de bon voisinage, mais également dans le respect de ses engagements dans le cadre de la Charte de l’Union africaine et celle des Nations unies, que l’Algérie a décidé de l’envoi d’unités militaires au Niger. C’est ce qu’a rappelé, ce mercredi, M. Abdelaziz Medjahed, directeur général de l’Institut national des études de stratégie globale, lors de son passage à l’émission «L’invité du jour» de la chaine 3 de la Radio. M. Medjahed a tenu à évoquer le devoir de l’Algérie de protéger ses intérêts dans le pays voisin, mais également à veiller à son développement socio-économique, seul garant de la stabilité. «Or, il ne peut y avoir de développement sans la stabilité», a-t-il dit.
Passant en revue plusieurs projets de développement en cours dans le cadre d’une «coopération multisectorielle, et non seulement militaire, entre les deux pays», l’invité de la Radio a mis en exergue la nécessité de la sécurisation des investissements consentis par l’Algérie, tout en soulignant l’importance des liens entre les deux pays qui partagent pas moins de quelque 950 kilomètres de frontières.
M. Medjahed a tenu par ailleurs à lever la nuance entre l’ingérence et le soutien d’un pays voisin.
«L’ingérence est le fait d’intervenir sans l’accord du pays concerné, ce qui n’est pas le cas dans la situation actuelle», a-t-il souligné.
Réagissant au véto russe au projet de résolution américaine sur le Sahara occidental, vendredi dernier, M. Medjahed a estimé que ce véto a sauvé d’abord l’honneur de l’ONU dont l’un des principes fondamentaux et de consacrer le droit des peuples de disposer d’eux-mêmes et à leur autodétermination.
M. M.
Abdelaziz Medjahed appelle à renforcer la coopération entre les deux pays : «La stabilité du Niger est un enjeu majeur pour l’Algérie»
