La session parlementaire 2026-2027 de l’Assemblée populaire nationale (APN), s’est ouverte hier avec le mot d’ordre de faire de cette institution législative, un espace de dialogue malgré les divergences politiques.
En présence du président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, de la présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Leïla Aslaoui et du Premier ministre, Sifi Ghrieb, ainsi que de membres du Gouvernement, la présidente de la chambre basse du Parlement, a appelé dans son discours d’ouverture à mettre de côté les divergences pour défendre une seule devise: celle des intérêts suprêmes de l’Algérie.
«Nous, les représentants, sommes appelés à être dignes de la confiance des citoyens et à l’écoute de leurs préoccupations», a déclaré Mme Khalida Boufedeche, invitant l’ensemble des 407 députés à faire de ce mandat «un espace de dialogue responsable et de pratique saine de la démocratie».
Sur sa lancée, elle dira que «les divergences et la compétition politique sont des composantes naturelles de la vie démocratique, mais le dénominateur commun sur lequel nul ne devrait s’opposer est l’Algérie et son intérêt suprême».
Ainsi, le cap venait d’être tracé à l’Assemblée dans sa 10ème législature. Cette ouverture intervient quelques jours après les incendies ravageurs qu’à connus le pays et les décisions du Président Abdelmadjid Tebboune qui ont très vite suivi la tragédie.
Ce qui n’a pas échappé à Mme Boufedeche qui, en rappelant les images de solidarité, a salué du haut de sa tribune «une Algérie unie, dont le peuple partage la douleur et l’espoir, se tenant côte à côte dans l’épreuve». Soutien au retour à la peine de mort
Dans ce sens, la décision du chef de l’état de réinstaurer la peine de mort contre les pyromanes, est d’ores et déjà adoptée par l’APN. «Nous saluons le décret présidentiel visant à élaborer un projet de loi imposant la peine de mort aux personnes reconnues coupables d’incendie criminel, ainsi qu’à celles qui enlèvent et maltraitent des enfants, afin de protéger la société et de dissuader les crimes graves», a clairement lancé la présidente de l’APN, affirmant «le soutien» de l’assemblée aux choix souverains du Président de la République.
Ce qui lui a tendu la perche pour évoquer la rupture des relations avzc Abu-Dhabi. «Une décision souveraine qui reflète l’engagement de l’Algérie à protéger sa sécurité nationale et ses intérêts supérieurs», a soutenu Khalida Boufedeche, pour qui, l’importance de cette session «ne se mesure pas uniquement au nombre de textes inscrits à son ordre du jour, mais plutôt à leur impact sur la vie des citoyens et à leur rôle dans le renforcement du développement économique, social et économique».
À cet effet, l’Algérie qui s’efforce de diversifier son économie, d’améliorer son climat d’affaires, d’encourager l’investissement et de développer ses services publics et numériques, «a besoin d’un cadre législatif capable d’accompagner ces transformations et d’offrir une clarté juridique et une plus grande confiance en l’avenir».
Raison pour laquelle, elle a insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité du travail législatif, de perfectionner l’élaboration des lois et de mettre en place un cadre juridique adapté.
Des missions qui ne relèvent pas de simples questions techniques, mais qui constituent, selon elle, «des éléments essentiels à la consolidation de la sécurité juridique et institutionnelle, à la protection des droits, à la stabilité et au soutien du développement et des réformes».
Farid B.
