Hyundai a officiellement confirmé son projet de création d’une usine d’assemblage automobile en Algérie, en intégrant le site algérien à sa stratégie d’expansion industrielle mondiale présentée lors de sa Journée des investisseurs 2026.
Cette annonce marque une nouvelle étape dans un projet engagé depuis 2025 à travers des discussions avec les autorités algériennes et l’obtention d’un agrément initial pour la fabrication de véhicules.
L’Algérie figure désormais aux côtés de l’Arabie saoudite parmi les nouveaux sites d’assemblage du constructeur en Afrique et au Moyen-Orient.
Hyundai prévoit de développer huit sites fonctionnant selon le système CKD, avec une augmentation cumulée de leur capacité pouvant atteindre 250 000 véhicules d’ici 2030. Ce chiffre concerne toutefois l’ensemble des huit sites et ne constitue pas la capacité de la future usine algérienne.
Pour l’heure, le constructeur n’a pas encore dévoilé le montant de l’investissement prévu en Algérie, la capacité annuelle du site, son emplacement définitif, la date de démarrage de la production ni les modèles qui y seront assemblés.
Le projet avait connu plusieurs avancées en 2025. Un protocole d’entente avait été signé avec les autorités algériennes, notamment autour du développement de la sous-traitance et de la production locale de pièces. En mai 2025, une délégation représentant Hyundai Motors Manufacturing Algeria avait également discuté avec le ministère de l’Industrie des conditions de lancement de l’usine.
L’intégration locale devrait constituer un élément déterminant du projet. L’objectif des autorités algériennes est de développer un véritable tissu de fournisseurs locaux et de ne pas limiter l’activité au simple assemblage de véhicules importés en kits.
L’impact économique de l’usine dépendra donc du taux d’intégration, du nombre de fournisseurs algériens mobilisés, des emplois créés et des opérations industrielles réalisées localement, notamment dans les domaines du soudage, de la peinture, de la carrosserie et de la fabrication de composants.
Le choix des modèles sera également stratégique. Hyundai prévoit d’augmenter fortement la part des véhicules électrifiés dans ses ventes mondiales d’ici 2030. Il reste toutefois à savoir si l’usine algérienne produira uniquement des véhicules thermiques ou accueillera également des modèles hybrides et électriques. L’implantation algérienne s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence de Hyundai au Moyen-Orient et en Afrique, où le groupe revendique une part de marché de 8,4 %.
Une partie de la production pourrait à terme être destinée aux marchés africains, mais le constructeur n’a pas encore confirmé officiellement cette orientation.
Ainsi, l’annonce de Hyundai confirme l’entrée de l’Algérie dans son réseau industriel mondial.
Les prochaines communications du groupe devront désormais préciser les principaux paramètres du projet, notamment l’investissement, la localisation, la capacité de production, les modèles concernés, le niveau d’intégration et le calendrier de mise en service.
Samira.G
Un projet industriel confirmé à l’horizon 2030: Hyundai accélère en Algérie
