À la veille de l’installation de l’APN: Avec 12 députés, le FFS déboussolé !

Le Front des forces socialistes (FFS), se trouve devant une situation embarrassante à la veille de la session inaugurale de la 10e législative de l’Assemblée populaire nationale (APN).
La direction du parti ne sait plus quelle posture suivre au sein de la chambre basse du Parlement, elle qui misait sur des résultats «solides».
Accrédité de seulement 12 sièges à l’APN, le parti cher à feu Hocine Aït Ahmed a reculé au point où il n’aura pas de groupe parlementaire, puisqu’il en faut 15 députés pour constituer un groupe. Un dilemme ! Que faire ? C’est en effet, la question centrale évoquée lors de la réunion que le Premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche, a tenue avec les nouveaux députés.
En présence du Coordinateur du Comité d’Éthique, Mohamed Nebbou, et des membres du Conseil de la nation du parti, Aouchiche, a tenue samedi, une réunion de travail avec les députés nouvellement élus du FFS au siège national Hocine-Aït-Ahmed, a indiqué le parti, ajoutant qu’il était question de «l’élaboration d’une approche consultative et efficace de l’activité parlementaire du parti, conformément aux objectifs fixés pour sa participation aux élections législatives de 2026».
En effet, Tout n’est pas dit, car d’après une source fiable du parti, les participants à la rencontre n’ont pas trouvé de terrain d’entente sur la façon de travail au sein de l’APN.
Dépourvue de la possibilité de former un groupe parlementaire, deux choix s’imposent au FFS. Se fondre dans un groupe parlementaire constitué de plusieurs partis politique ou, faire cavalier seul mais représentation.
«Le premier comme le deuxième sont problématiques», explique notre source, précisant qu’il y a une partie de la direction qui «veut se fondre dans un bloc de partis politiques comme le PT et le RCD ou encore Jil Jadid pour peser au sein de l’APN», tandis qu’une autre plaide pour «l’autonomie et l’indépendance, quitte à se contenter des interventions individuelles des députés». à 24 heures de l’installation de l’APN, le FFS n’a toujours pas tranché.
En effet, Youcef Aouchiche «ne s’attendait pas à un tel résultats», révèle notre source qui décrit «une déception» chez l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2024. Lui qui avait déclaré, rappelons-le, lors d’une rencontre de proximité durant la campagne électorale que «l’objectif de la participation à ce scrutin était de remporter le plus grand nombre possible de sièges au Parlement», se disant même «optimiste quant à la possibilité pour sa formation de figurer parmi les forces politiques les plus fortes de la capitale». Hélas, les législative du 2 juillet semblent avoir ramené Aouchiche et le FFS avec, à leur véritable place.
Farid B.