876 000 bacheliers face à un calendrier serré: Orientation universitaire:Baddari fixe l’agenda de l’après-bac

Le suspense touche à sa fin. En dévoilant ce mardi le calendrier des inscriptions universitaires pour la session 2026, le ministre de l’Enseignement supérieur Kamel Baddari a, sans le vouloir peut-être, livré l’indice le plus attendu de ces dernières semaines : les résultats du baccalauréat tomberont avant le 15 juillet, date retenue pour le coup d’envoi des opérations d’orientation.
Pour les 876 000 candidats qui ont planché sur leurs épreuves le 7 juin dernier, répartis dans 2 973 centres à travers le pays, l’attente entre désormais dans sa dernière ligne droite.
Le processus, entièrement numérisé via la plateforme «Progress», s’annonce cadencé.
La phase de préinscription s’ouvrira le 15 juillet pour se refermer le 19,
laissant place à une période de confirmation courte mais décisive, du 20 au 22 juillet. Le verdict final, celui qui dira à chaque nouveau bachelier où il posera ses valises pour les années à venir, sera rendu public le 30 juillet. Au-delà du calendrier, c’est tout un chantier de réformes que le ministre a mis en avant lors de cette rencontre avec la presse.
La rentrée prochaine verra l’introduction de modules inédits, à commencer par un enseignement consacré aux start-ups agiles, signe d’une université qui cherche à coller aux mutations économiques.
Dans le même mouvement, la matière portant sur l’histoire de l’Algérie, le patriotisme et la citoyenneté sera généralisée, traduisant une volonté d’ancrer plus fermement l’identité nationale dans les parcours étudiants. Les écoles supérieures, de leur côté, se préparent à accueillir 35 000 nouveaux étudiants, en réponse directe aux besoins exprimés par le ministère de l’Éducation nationale.
Une mesure retient particulièrement l’attention : celle qui concerne les futurs élèves du pôle technologique de Sidi Abdellah. Avant toute inscription définitive, ces derniers devront désormais signer un engagement de service, les liant pour cinq ans aux administrations, institutions publiques ou entreprises économiques nationales en cas de recrutement après l’obtention de leur diplôme.
Une clause qui rappelle que la formation d’excellence, ici, se pense aussi comme un investissement que l’État entend voir fructifier sur son propre sol.
Sur les 876 000 candidats ayant composé, on dénombre 588 615 scolaires et 287 586 candidats libres.
Une génération entière retient son souffle, suspendue à une annonce qui déterminera, pour beaucoup, le premier grand tournant de leur vie d’adulte.
Anais G.