Logement en Algérie: Quand les chiffres racontent une trajectoire assumée

L’inauguration des nouveaux centres urbains de Ouled Fayet et de Rahmania, présidée dimanche dernier par Abdelmadjid Tebboune à l’occasion du 5 juillet, relève clairement de la seconde option. Derrière les discours et le protocole, c’est en réalité l’aboutissement de plusieurs années d’efforts qui se dessine, celui d’un secteur du logement métamorphosé et érigé, selon les propres mots du chef de l’État, en véritable fierté nationale.
Dans son allocution prononcée à l’occasion de l’inauguration du pôle urbain le défunt moudjahid Ahmed-Taleb-El Ibrahimi, dans la nouvelle ville de Sidi Abdellah, le président de la République a livré un constat révélateur de l’évolution du pays sur ce dossier sensible entre tous.
L’âge moyen auquel un citoyen algérien accède aujourd’hui à un logement se situe désormais entre 30 et 31 ans, un chiffre que le président a qualifié de tout à fait acceptable, et qui témoigne d’une amélioration tangible des conditions de vie des Algériens. Au-delà des chiffres, c’est la confiance retrouvée des citoyens envers les institutions de l’État chargées de la réalisation de ces logements que le chef de l’État a tenu à saluer, chargeant à cette occasion le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Tarek Belaribi, de transmettre ses sincères salutations à l’ensemble des travailleurs du secteur, tout en les encourageant à poursuivre, dans la discrétion, les exploits accomplis. Le ministre, de son côté, n’a pas manqué de rappeler l’ampleur du chemin parcouru.
Les progrès significatifs enregistrés ces dernières années dans le secteur du logement et du développement urbain, souligne-t-il, resteront gravés dans l’histoire de l’Algérie indépendante, avec plus de 2,1 millions de logements distribués depuis 2020.
Un chiffre qui illustre, selon lui, la ferme volonté du président de la République de faire du droit au
logement une priorité absolue, un projet que Belaribi
qualifie sans détour d’humanitaire et de civilisationnel, tant il touche à des enjeux aussi fondamentaux que la dignité et la stabilité du citoyen. Mais ce que cette journée du 5 juillet a surtout mis en lumière, c’est leglissement progressif d’une logique de construction vers une logique de ville.
Les nouveaux centres urbains inaugurés à Ouled Fayet et à Rahmania en sont l’illustration la plus aboutie : il ne s’agit plus seulement d’ériger des bâtiments, mais de penser des espaces de vie complets, dotés d’infrastructures et de services intégrés, conçus pour améliorer durablement le quotidien des citoyens.
Une vision que le ministre résume en une formule limpide, celle d’un logement qui devient ville, et d’une ville qui devient promesse de stabilité, tandis que le président a lui-même inscrit cette politique dans une vision plus large de l’État algérien.
Selon Abdelmadjid Tebboune, la force du pays réside précisément dans le fait que la majeure partie des dépenses publiques est consacrée à la réalisation des équilibres sociaux, notamment dans les secteurs de la santé, de l’habitat, de l’éducation et de l’enseignement, des dossiers qu’il considère comme indissociables les uns des autres dans la poursuite d’un même objectif.
Cette approche, a-t-il ajouté, a permis à l’Algérie de figurer parmi les pays avancés sur le plan socio-économique, un classement confirmé selon lui par les organisations internationales compétentes.
Le président de la République a également profité de
l’occasion pour évoquer un autre chantier stratégique, celui de la lutte contre la sécheresse et la pénurie d’eau, menée grâce à des compétences, des moyens et des financements entièrement algériens.
Il a précisé que l’effort national en matière de dessalement d’eau de mer permet aujourd’hui de couvrir 40% des besoins des citoyens, un taux appelé à grimper jusqu’à 62% une fois les projets en cours achevés, dans la perspective d’atteindre à terme une autosuffisance complète dans ce domaine vital.
Le chef de l’État a tenu à saluer, au passage, les responsables fidèles aux sacrifices des valeureux
chouhada, qui ne ménagent aucun effort pour répondre aux besoins des citoyens en matière de santé, de logement, d’éducation, d’enseignement et d’alimentation en eau potable, un hommage appuyé rendu à celles et ceux qui, dans l’ombre, font vivre ces grands chantiers nationaux.
Enfin, le président de la République est revenu sur le choix symbolique de faire coïncider la distribution des logements avec la commémoration de la Fête de l’Indépendance et du recouvrement de la souveraineté nationale, un choix délibéré destiné à ce que cette date reste gravée dans la mémoire des enfants d’Algérie. Il a conclu son allocution en saluant la conscience et le sens patriotique élevé dont fait preuve la jeunesse algérienne, une jeunesse à laquelle, en filigrane, ces réalisations sont aussi adressées, comme la promesse d’un pays qui continue, année après année, à construire non seulement des logements, mais l’espoir et l’égalité des chances pour l’ensemble de ses citoyens.
R. Tiar