Pour le deuxième jour consécutif, les Algériens établis à l’étranger se rendent aux bureaux de vote pour élire leurs représentants au Parlement. Une participation qui se déroule sur plusieurs jours et dans huit circonscriptions à travers le monde, mobilisant plus de 800 000 électeurs inscrits auprès de l’Autorité nationale indépendante des élections. En Tunisie, le scrutin prend une couleur particulièrement festive.
Dans les bureaux de vote rattachés à la consulat de Gafsa, au sud du pays, des femmes venues accomplir leur devoir civique ont laissé éclater leur joie en poussant des youyous, manière de dire que voter, pour elles, ne se résume pas à un acte administratif, mais à un renouvellement du lien avec la patrie.
La journée dominicale, jour de repos, a favorisé une affluence plus importante qu’à l’ordinaire, renforcée par la mise à disposition de moyens de transport par les consulats de Tunis, du Kef et de Gafsa au profit des électeurs éloignés des bureaux de vote. Au total, la Tunisie recense plus de 15 000 électeurs algériens, sur les 31 000 inscrits dans la circonscription Afrique dont elle est le siège.
Cinq listes s’y disputent un unique siège de député — celui du représentant de la communauté algérienne sur l’ensemble du continent africain — au nom du FLN, du RND, du Mouvement de la société pour la paix, du Mouvement pour la construction nationale et du Front de l’avenir.
En Libye, le vote a débuté ce dimanche, tandis qu’en Mauritanie il s’ouvrira lundi pour se poursuivre jusqu’au jeudi 2 juillet, à l’image de l’ensemble des bureaux de vote à l’étranger qui opèrent sur des plages horaires adaptées aux contraintes des différentes communautés.
Au total, 54 listes, partis politiques et indépendants confondus, se disputent les 12 sièges réservés à la diaspora, répartis entre huit circonscriptions : trois en France, deux en Europe, et une respectivement pour l’Afrique, l’Asie-Océanie, et l’Amérique-Canada. Un nombre de sièges en hausse par rapport aux précédentes élections de 2021, où la communauté n’en comptait que huit, signal d’une volonté politique affirmée de mieux intégrer les préoccupations des Algériens de l’étranger dans le débat législatif national
Fateh H.
Législatives à l’étranger: La diaspora algérienne aux urnes, de Tunis à Tripoli
