Le secteur pharmaceutique algérien entre dans une nouvelle ère de rigueur. L’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) vient de revoir en profondeur ses exigences vis-à-vis des établissements du secteur, avec une série de mesures qui ne laissent plus de place à l’approximation.
Premier signal fort, les opérateurs privés ne pourront plus compter sur l’agence pour assurer le contrôle qualité de leurs produits. Désormais, chaque établissement pharmaceutique devra soit se doter de son propre laboratoire accrédité, soit faire appel à un laboratoire agréé par l’ANPP.
Un transfert de responsabilité qui oblige les acteurs du marché à investir sérieusement dans leurs propres capacités de conformité. Sur le plan fiscal et administratif, le ton est tout aussi ferme. Avant d’espérer obtenir une attestation de situation fiscale apurée, les opérateurs devront justifier du règlement intégral de leurs créances et taxes.
Les dossiers devront être complets, précis, accompagnés de toutes les pièces justificatives requises.
La procédure entrera en vigueur à la mi-juillet, et la délivrance des attestations débutera le 1er août.
Les retardataires sont d’ores et déjà invités à se rapprocher des services de recouvrement pour régulariser leur situation avant les échéances. L’ANPP durcit également les conditions de classement des produits pharmaceutiques. Chaque demande devra désormais être accompagnée d’un dossier technique exhaustif renseignant sur la nature du produit, sa composition, son fabricant, son pays d’origine, sa population cible et ses modalités d’utilisation. Étiquetage, notices, prospectus et documents réglementaires devront figurer dans chaque dossier sans exception. Derrière cette avalanche de nouvelles règles, l’objectif est clair : mettre fin aux zones grises qui fragilisent l’approvisionnement en médicaments sur le marché national et imposer une traçabilité rigoureuse à chaque étape de la chaîne, de l’importation à la distribution en passant par la production. L’ANPP envoie un message sans ambiguïté aux opérateurs du secteur, la période de tolérance est terminée.
Farid B.
Médicaments:L’ANPP resserre l’étau sur les opérateurs pharmaceutiques
