C’est une mise au point qui sonne comme un rappel à l’ordre. L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), appelle l’ensemble des candidats aux élections législatives du 2 juillet, à faire preuve d’éthique et d’éviter tout comportement pouvant salir une compétition censée être axée sur les programmes et non pas les critiques personnelles, voire l’utilisation de procédés ou de lieux inappropriés.
Dans un communiqué relatif à l’éthique de la vie politique et à la garantie de la liberté de choix des électeurs, l’autorité a appelé l’ensemble des candidats en course pour les sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN), «notamment durant la période de campagne électorale et de silence électoral jusqu’au jour du scrutin, à veiller au respect des principes fondamentaux du processus électoral, ainsi que des règles éthiques et des bonnes pratiques électorales, afin d’assurer le bon déroulement des opérations».
Ce rappel, a indiqué l’ANIE, intervient en référence aux dispositions de l’ordonnancen° 21-01 du 10 mars 2021, portant loi organique relative au régime électoral modifiée. Ainsi, les candidats sont appelés à «s’abstenir d’utiliser les lieux de culte», «ne pas utiliser les moyens de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à des fins de campagne électorale», «ne pas exploiter les lieux de travail» et à «ne pas faire usage de leurs fonctions ou responsabilités pour mener des activités de campagne électorale». Ils sont également invités à «ne pas exercer d’influence, sous quelque forme que ce soit, sur la liberté de choix des électeurs», précise l’ANIE. à une dizaine de jours de la fin de la campagne électorale, les partis politiques qui redoublent de sorties, mais aussi de moyens pour attirer les électeurs, n’hésitent pas au fait à franchir certains interdits pour marquer es points sur leurs rivaux.
D’où les dérapages constatés par l’ANIE. Pourtant, la loi a bien encadré la campagne électorale. Au moins trois articles de la loi portant régime électoral évoquent la conduite à tenir.
«Sauf dispositions législatives contraires, est interdite l’utilisation à des fins de propagande électorale, des biens ou moyens d’une personne morale publique ou privée, institution ou organisme publics», stipule l’article 83, alors que l’article suivant dispose qu’«est interdite à des fins de propagande électorale, l’utilisation, sous quelque forme que ce soit, des lieux de culte, des institutions et administrations publiques, ainsi que des établissements d’éducation, d’enseignement et de formation, quelle que soit leur nature ou appartenance».
Les articles 85 et 86 stipulent, par ailleurs que «tout candidat doit s’interdire tous geste, attitude, action ou autre comportement violent, déloyal, injurieux, déshonorant, illégal ou immoral et veiller au bon déroulement de la campagne électorale» et que «l’usage malveillant des attributs de l’état est interdit».
Farid B.
Mise au point de l’ANIE sur le respect de l’éthique durant la campagne électorale: Le rappel à l’ordre

