Le ministre de l’Économie de la connaissance, Noureddine Ouadah, a lancé hier dimanche à Alger un appel vibrant à toutes les compétences algériennes – universitaires, experts et startups – pour se mobiliser autour d’un enjeu crucial : la cybersécurité. Intervenant à l’ouverture des premières «Journées de la cybersécurité – Algérie 2026», il a dressé un constat sans appel : la nature des menaces a radicalement changé.
Là où les risques étaient autrefois limités à des individus ou des programmes isolés, ils sont désormais portés par des robots et des systèmes intelligents actifs 24h/24. Un défi d’une ampleur inédite, rendu encore plus aigu par l’explosion des investissements mondiaux dans l’intelligence artificielle.
Face à cette mutation, le ministre insiste sur une conviction forte :
l’innovation ouverte n’est pas un simple concept, mais un outil concret pour évaluer l’engagement des entreprises dans la dynamique nationale. Encourager les startups et développer des technologies locales de protection des systèmes numériques devient une priorité stratégique.
Il a également rappelé que le nouveau cadre réglementaire offre désormais des leviers élargis pour financer les projets innovants et associer pleinement universitaires, étudiants et opérateurs économiques à l’économie de la connaissance.
Cette première édition des «Journées de la cybersécurité» se veut une plateforme d’échange et de découverte des innovations qui façonneront la sécurité numérique de demain. Avec plus de 20 exposants nationaux et internationaux, des ateliers techniques et des débats axés sur les secteurs les plus exposés, télécoms, banques, énergie, administrations, l’événement place la protection des données, la résilience des infrastructures et le développement des talents algériens au cœur des priorités.
Fateh H.
Cybersécurité: L’Algérie sonne la mobilisation générale face aux menaces de l’IA

