26e édition du Festival européen de musique: Un voyage sensoriel entre Alger et le continent

Le Théâtre national d’Alger Mahieddine-Bachtarzi s’apprête à vibrer du 13 au 16 juin à l’occasion du grand retour du Festival européen de musique, qui célèbrera sa 26e édition. Créé en l’an 2000 par la Délégation de l’Union européenne en Algérie, cet événement s’est imposé au fil des ans comme une référence majeure pour les passionnés de musique et les curieux en quête de découvertes artistiques.
Pendant quatre soirées, dès 19h, le public algérois aura le privilège d’assister à une série de concerts mettant en scène des artistes et formations venus d’Algérie, d’Espagne, d’Italie, du Danemark, de Suède, de Croatie, de Malte et de Bulgarie.
À travers cette programmation résolument internationale, le festival ambitionne de cultiver les échanges culturels tout en offrant une magnifique vitrine à la richesse et à la pluralité des musiques européennes et algériennes. Pop entraînante, jazz subtil, électro novatrice et musiques du monde s’entremêleront pour inviter le spectateur à un véritable voyage sensoriel à travers les sonorités et les traditions de pays aux identités singulières.
Chaque soir, deux concerts rythmeront le festival. Samedi prochain, la Croatie et Malte ouvriront le bal. Le public fera d’abord la connaissance de Ki Klop, un trio de disco-pop originaire de Zagreb.
Ce groupe, salué pour son énergie débordante sur scène et ses rythmes irrésistibles où se côtoient rock, disco et musique indépendante, sera suivi par Kym Pepe, chanteuse et compositrice maltaise. Ancienne choriste et co-chanteuse du groupe Brikkuni, elle s’est lancée en solo en 2020.
Le lendemain, place au Danemark et à l’Algérie. La soirée débutera avec Andorra, un groupe danois composé de cinq musiciens formés au Conservatoire de musique de Fionie à Odense. Leur univers : un indie-jazz résolument moderne. Puis place à Harf, duo né en 2022 réunissant Hania Rahmani (chant) et Abdenour Oudghiri, qui mêle avec bonheur les sonorités traditionnelles berbères, amazighes et arabes à des rythmes contemporains.
Dimanche, l’Espagne et l’Italie seront à l’honneur. Sabor de Gràcia, fondé en 1994 à Barcelone par Sicus Carbonell, est considéré comme l’un des phares de la rumba catalane. Héritier de la tradition popularisée par Peret, le groupe conjugue rumba, salsa, musique latine et influences actuelles.
La soirée se poursuivra avec JEMM Music Project, créé en 2013 autour du percussionniste italien Max Castlunger, qui propose un métissage original de jazz, world music, afro-beat, électro et sonorités caribéennes. Enfin, la dernière soirée mettra à l’honneur la Suède et la Bulgarie.
Le festival s’achèvera par Tarabband, fondé en 2008 à Malmö par la chanteuse irako-égyptienne Nadin Al Khalidi et le musicien suédois Gabriel Hermansson. Leur répertoire tisse un dialogue subtil entre sonorités arabes, folk et musiques du monde.
Puis le Trio Wladigeroff, les frères et sœur Alexander, Konstantin et Ekaterina Wladigeroff, petits-enfants du célèbre compositeur bulgare Pancho Vladigerov, offrira une conclusion virtuose mêlant musique classique, jazz et influences balkaniques.
Amina S.