intelligence artificielle: L’Algérie en route vers le leadership

Un récent rapport du think tank américain New Lines Institute place l’Algérie parmi les pays les mieux positionnés pour devenir un acteur majeur de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique du Nord, confirmant une transformation profonde du pays, de puissance énergétique vers pôle technologique émergent.
Selon l’étude, cette dynamique repose sur une stratégie nationale structurée autour de la recherche scientifique, de l’éducation, de la gouvernance des données, de l’innovation et du développement d’applications dans des secteurs clés comme la santé, l’agriculture et l’énergie. L’Algérie disposerait ainsi d’un solide vivier académique avec plus de 57 000 étudiants en informatique et IA, répartis sur 74 masters dans 52 universités, et figure parmi les meilleurs pays africains en production scientifique, avec plusieurs chercheurs classés parmi les 2% les plus influents au niveau mondial.
Les projections économiques confirment cette montée en puissance : le marché de l’IA pourrait passer d’environ 500 millions de dollars en 2025 à près de 1,7 milliard de dollars en 2030. Des gains significatifs sont également attendus dans l’agriculture et l’énergie grâce à l’intégration des technologies intelligentes.
Le rapport souligne également les efforts en matière de formation, avec l’objectif de former 500 000 spécialistes des TIC d’ici 2030, ainsi que les investissements dans les startups et la transition numérique. Sur le plan international, l’Algérie multiplie les partenariats avec les États-Unis, la Chine et l’Italie, tout en renforçant ses projets de connectivité et de cybersécurité.
Malgré des défis liés aux infrastructures numériques et aux centres de données, les experts estiment que l’Algérie dispose d’un fort potentiel pour devenir un hub technologique régional, porté par sa position géographique stratégique et une vision à long terme de souveraineté numérique.
Lotfi L.-E.