79e Festival de Cannes: Quand le cinéma interpelle le monde

Le cinéaste roumain Cristian Mungiu a remporté la Palme d’or pour Fjord, un drame sur une famille roumaine installée en Norvège, marquant ainsi sa deuxième consécration après Quatre mois, trois semaines et deux jours. Dans un discours engagé, il a appelé à une prise de conscience collective face aux dérives du monde contemporain.
Le Grand Prix a été attribué à Andreï Zviaguintsev pour Minotaure, tandis que la réalisatrice Valeska Grisebach a reçu le Prix du jury pour L’Aventure rêvée. Le double Prix de la mise en scène est revenu aux Espagnols Javier Ambrossi et Javier Calvo pour La Bola Negra, ainsi qu’au Polonais Pawel Pawlikowski pour Father Land, ce dernier plaidant pour une totale liberté artistique face aux pressions politiques.
La cérémonie a également été marquée par un hommage du réalisateur Xavier Dolan au poète Mahmoud Darwich, soulignant la dimension poétique et universelle du cinéma.
Côté interprétation, Virginie Efira et Tao Okamoto ont été primées pour Soudain de Ryusuke Hamaguchi, tandis que les jeunes Valentin Campagne et Emmanuel Macchia ont été distingués pour Coward de Lukas Dhont, éclipsant notamment Antonio Banderas.
Le Prix du scénario est revenu à Emmanuel Marre pour Notre salut, œuvre dénonçant les dérives autoritaires, tandis que la réalisatrice Nadine Labaki a évoqué avec émotion la situation dramatique de son pays. Enfin, la Caméra d’or a récompensé la Rwandaise Marie Clémentine Dusabejambo pour Ben’Imana, un premier film poignant sur la société post-génocide.
A. S.