L’Algérie a mené, aux côtés de quinze autres nations arabes et islamiques, une offensive diplomatique d’envergure pour dénoncer la décision de la région séparatiste du Somaliland d’ouvrir une prétendue «ambassade» dans la ville occupée de Jérusalem.
Dans une déclaration conjointe publiée hier dimanche, les seize pays ont condamné avec la plus grande fermeté ce qu’ils qualifient de violation flagrante du droit international et des résolutions des Nations unies, ainsi qu’une atteinte directe au statut juridique et historique de la Ville sainte.
Outre l’Algérie, ont signé ce texte : l’Arabie saoudite, le Qatar, le Royaume hachémite de Jordanie, la République turque, la République islamique du Pakistan, la République d’Indonésie, la République de Djibouti, la République fédérale de Somalie, l’État de Palestine, le Sultanat d’Oman, la République du Soudan, la République du Yémen, la République libanaise, la République islamique de Mauritanie et la République arabe d’Égypte.
Les ministres des affaires étrangères de ces seize pays ont réaffirmé leur rejet catégorique de toute mesure unilatérale visant à créer une réalité illégale dans Jérusalem occupée ou à légitimer des entités ou arrangements contraires au droit international. Ils ont rappelé avec force que Jérusalem-Est est un territoire palestinien occupé depuis 1967 et que toute tentative de modifier son statut juridique ou historique est nulle et non avenue, dépourvue de tout effet juridique.
La déclaration a également réitéré le soutien indéfectible des seize pays à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie, rejetant toute mesure unilatérale qui porterait atteinte à l’unité du territoire somalien ou à sa souveraineté.
L’Égypte, de son côté, a tenu à condamner séparément cette «démarche illégale et inacceptable», tout en réaffirmant sa position identique sur le statut de Jérusalem et le soutien à la Somalie.
Cette prise de position collective, menée par l’Algérie, constitue un signal fort adressé à la communauté internationale et aux entités cherchant à contourner le droit pour imposer des faits accomplis dans l’une des villes les plus sensibles du monde. Les seize pays affichent ainsi une ligne claire, pas de légitimité pour le Somaliland à Jérusalem, pas d’atteinte à l’intégrité territoriale de la Somalie, et pas d’acceptation des violations du statut de la Ville sainte.
Malik M.
Jérusalem-Somaliland: L’Algérie en première ligne avec 15 nations pour rejeter une pseudo-ambassade

