Enseignement supérieur:Baddari fait de 2030 «une échéance charnière» pour l’Algérie

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a affirmé que l’année 2030 s’inscrit comme «une échéance charnière» pour l’Algérie à la faveur de l’aboutissement de nombreux travaux et projets structurants inscrits dans les programmes stratégiques du président de la République.
Dans une contribution intitulée «Algérie 2030 : le pays des transformations structurelles», publiée hier mardi dans le quotidien Le Soir d’Algérie, le professeur émérite des universités a estimé que cette échéance constitue également l’opportunité de tracer, dès à présent, de nouvelles trajectoires fondées sur l’amélioration continue, la consolidation des acquis et le lancement de projets majeurs. Depuis son indépendance, le pays «ne cesse de se réinventer par la connaissance, l’innovation et la science», a-t-il ajouté, avant d’énumérer la formation d’experts de haut niveau en sciences médicales, humaines, sociales et politiques, la réalisation de véritables projets en informatique, la création de nombreux instituts de technologie ainsi que l’émergence d’experts en sciences exactes.
Autant de réalisations qui ont permis la constitution, dès les années 2000, d’un «important réservoir» de compétences et d’une «base solide de savoirs et d’expertises pour le fonctionnement de son économie», si bien que, a-t-il soutenu, «l’excellence de la formation et de la recherche est régulièrement saluée aux niveaux régional et mondial». Il a estimé que l’échéance de 2030 offre un cadre de réflexion stratégique à la mobilisation des ressources et à l’investissement dans le capital humain, éléments essentiels pour construire un avenir fécond fondé sur le savoir et l’innovation.
Abordant le thème de l’intelligence artificielle, M. Baddari a relevé que l’enjeu pour l’Algérie réside dans la capacité à se positionner efficacement sur des niches stratégiques et à construire progressivement un écosystème solide, assurant que cela est possible car le pays possède un vivier de talents bien formés en la matière et des besoins locaux où l’intelligence artificielle peut avoir un impact direct.
A. G.