Dans sa dernière livraison, la revue El Djeich publie un éditorial lucide et mobilisateur. Celui-ci dresse un état des lieux sans concession des défis que doit relever l’Algérie, tout en exaltant la conscience patriotique du peuple et la volonté des hautes autorités de bâtir un pays souverain, fort et prospère.
L’éditorial affirme que le peuple algérien mesure pleinement l’importance de sa mobilisation autour de
l’intérêt suprême de la Nation.
Dans un contexte régional et international troublé, cette mobilisation exige une conscience aiguë : les manœuvres et complots contre l’Algérie, qu’ils soient cachés ou déclarés, n’ont jamais cessé.
El Djeich appelle donc à une vigilance de tous les instants, sans naïveté. Il rappelle aussi le devoir sacré de préserver l’héritage des martyrs, seule manière d’honorer vraiment leur sacrifice.
La revue évoque avec gravité le 81e anniversaire des massacres du 8 mai 1945, symbole de la barbarie coloniale française.
Loin d’avoir brisé le peuple algérien, ces massacres ont renforcé sa détermination et constitué l’étincelle qui a conduit au déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954.
El Djeich rappelle que la mémoire n’est pas un luxe passéiste, mais une boussole pour l’avenir : sans elle, point de nation véritable.
Sur le plan économique, l’éditorial se veut optimiste sans excès. L’Algérie nouvelle enregistre des succès notables dans les mines, l’industrie, l’agriculture, le logement, les transports et les start-up. La diversification de l’économie, condition de la rupture avec la rente pétrolière, s’opère dans un climat d’affaires attractif et sécurisé. La croissance est reconnue par le FMI et la Banque mondiale.
Le président Tebboune est cité : l’Algérie poursuit son ambitieux projet de développement stratégique malgré un environnement international instable. Longtemps perçue comme une puissance dormante, l’Algérie est désormais un partenaire fiable et un acteur de paix. La multiplication des délégations étrangères de haut niveau le prouve. Cette reconnaissance repose sur la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et les menaces à la sécurité régionale. L’Algérie s’affirme comme médiateur et rempart contre le chaos, grâce à sa diplomatie active, son armée professionnelle et son peuple uni.
L’armée nationale populaire poursuit sa modernisation sur trois axes : les ressources humaines, la technologie et les équipements. Le général d’armée Saïd Chanegriha est cité : la place des nations ne dépend plus uniquement du passé ou de la puissance brute, mais de leur capacité à renforcer leurs atouts géostratégiques, économiques, scientifiques et technologiques, et à adapter leurs systèmes de défense aux mutations du monde. L’éditorial conclut par un appel à l’unité et à la vigilance.
Le peuple algérien mesure l’importance de préserver les acquis du pays et de poursuivre la construction nationale dans la fidélité aux sacrifices des générations passées.
Le but ultime reste le même : bâtir une Algérie forte, souveraine et prospère. En cette période marquée par le 8 mai 1945 et par les défis économiques et sécuritaires, El Djeich rappelle avec force : l’Algérie n’est pas une proie. Elle est debout. Elle avance.
Farid B.
El Djeich: L’Algérie debout face aux défis, unie derrière sa mémoire et son armée

