Fateh Boutbig élu président du Parlement panafricain: L’Algérie confirme sa suprématie régionale

Le Maroc vient de subir une défaite diplomatique cinglante lors des élections du Parlement africain, tenues à Midrand en Afrique du Sud du 28 au 30 avril 2026, une humiliation retentissante qui scelle l’isolement croissant de Rabat sur la scène continentale.
Malgré des efforts désespérés pour capter les voix de la région Afrique du Nord, le Maroc a été balayé de tous les postes stratégiques tandis que l’Algérie, la Tunisie et la Mauritanie se sont partagé les fonctions clés. Le sénateur algérien Fateh Boutbig a été élu président du Parlement panafricain avec 118 voix, un score sans appel qui consacre la puissance diplomatique algérienne sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune, son mandat s’étendant jusqu’en 2029.
La déroute marocaine a atteint son paroxysme lors du vote pour la présidence régionale : 19 voix pour l’Algérie contre seulement 4 pour le Maroc, un véritable désert électoral. Selon des diplomates présents, la délégation marocaine conduite par Lahcen Haddad, ancien ministre du tourisme, a sombré dans une réaction qualifiée d’«hystérique», multipliant les menaces contre des responsables de l’Union
africaine, tentant de décrédibiliser le scrutin et refusant d’accepter la règle de la candidature unique régionale.
Dans une manœuvre désespérée, Rabat a exigé que Lahcen Haddad soit également candidat à la présidence en parallèle de Boutbig, mais la requête a été rejetée en séance plénière pour non-respect flagrant des règles de soutien régional. De nombreux témoignages accablants ont émergé : distribution d’enveloppes financières aux délégués, pressions sur le secrétariat général du Parlement, insultes contre les représentants d’autres pays, au point que des agents de sécurité ont dû intervenir pour rétablir l’ordre, tant le comportement marocain menaçait la sécurité des participants.
Cette nouvelle déconvenue ne fait que confirmer une tendance lourde : le Maroc, obnubilé par sa rivalité avec l’Algérie, enchaîne les revers diplomatiques, incapable de rassembler sa propre région, éclaboussé par des accusations de corruption, et payant cher son mépris des principes de compétition loyale.
L’Algérie, elle, continue de creuser son avance, et le Maroc de mesurer, dans l’humiliation, son véritable poids sur l’échiquier africain.
Farid B.