Iran–États-Unis: Téhéran agite Ormuz, Washington durcit le ton

Hier ce Mardi l’Iran a transmis aux États-Unis, via le Pakistan, une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à apaiser le conflit, tout en reportant les discussions sur le nucléaire.
Cette initiative cherche à débloquer les négociations, malgré des désaccords internes en Iran sur les concessions à accorder concernant son programme nucléaire.
Cependant, selon des sources américaines citées par Axios, un tel accord affaiblirait les moyens de pression du président américain Donald Trump pour contraindre l’Iran à limiter son enrichissement
d’uranium. Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a transmis les «lignes rouges» de Téhéran aux États-Unis, notamment sur le nucléaire et le détroit d’Ormuz, et a effectué des visites diplomatiques au Pakistan et en Russie, où il doit rencontrer Vladimir Poutine. Le contexte reste très tendu après les frappes conjointes des États-Unis et d’Israël fin février, qui ont notamment entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei.
L’Iran a riposté et renforcé son contrôle sur le détroit d’Ormuz, perturbant le trafic maritime. Malgré un cessez-le-feu début avril, les négociations ultérieures ont échoué, et les États-Unis ont imposé un blocus.
Donald Trump a affirmé qu’il n’enverrait plus de délégations pour négocier, tout en laissant la porte ouverte à des discussions si l’Iran fait le premier pas, en insistant sur une condition clé : empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire.
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian estime que les pressions américaines nuisent à la confiance et compliquent toute reprise des négociations.
Malik M.