Le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a rendu, ce lundi, son verdict dans une affaire de corruption liée à des marchés suspects au sein du groupe EMITEL à Annaba.
L’ancien ministre de l’Industrie Ali Aoun a été placé en détention et condamné à cinq ans de prison ferme ainsi qu’à une amende d’un million de dinars.
Plusieurs autres prévenus, dont des responsables et hommes d’affaires, ont également été condamnés à des peines variables, notamment l’homme d’affaires surnommé «Nono Manita», écopant de dix ans de
prison. Par ailleurs, l’ancien président de la Fédération algérienne de football Charef Eddine Amara a été acquitté, tout comme plusieurs responsables et gestionnaires de sociétés impliquées dans le dossier.
L’affaire porte sur des soupçons de manipulation de marchés liés à l’achat et la vente de ferraille et de cuivre, avec des accusations de détournement de fonds publics, d’abus de fonction et d’octroi d’avantages indus. Jugée le 8 avril lors d’une précédente audience, cette affaire a finalement abouti à la décision rendue ce lundi par la juridiction spécialisée.
L. L.-E.
Affaire de corruption à l’EMITEL: Lourdes peines prononcées par la justice

