Préparation du BAC et du BEM: Saadaoui mobilise tous les cadres du secteur

À l’approche du baccalauréat et du BEM 2026, le ministère de l’Éducation nationale engage une vaste opération de coordination et de suivi. Le ministre Mohamed Seghir Saâdaoui appelle à une mobilisation totale des cadres et des institutions afin d’assurer des examens exempts de failles organisationnelles et logistiques, tout en accélérant la réalisation des projets d’infrastructures scolaires inscrits au programme spécial 2025.

Le ministère de l’Éducation nationale entame les préparatifs des examens nationaux de fin d’année, le baccalauréat et le BEM. Tous les cadres du secteur sont appelés à se mobiliser afin de préparer les meilleures conditions de déroulement de ces examens.
à cet effet, le ministre Mohamed Seghir Saâdaoui, a présidé une conférence nationale par visioconférence, en présence des cadres de l’administration centrale, du directeur de l’Office National des Examens et Concours (ONEC), ainsi que des directeurs de l’éducation et des directeurs délégués.
Selon un communiqué du ministère, rendu public hier, cette conférence a été consacrée à l’examen et au suivi de deux axes essentiels : les préparatifs de terrain pour les examens scolaires nationaux, et l’évaluation de l’état d’avancement du programme d’investissement, notamment le programme spécial de l’année 2025, en prévision de la prochaine rentrée scolaire.
M. Saâdaoui a appelé à une mobilisation globale des différents acteurs pour garantir une préparation organisationnelle et opérationnelle optimale, tant au niveau des examens nationaux que des infrastructures éducatives.
Pour la préparation des examens scolaires nationaux, session 2026, le ministre a souligné que les examens du baccalauréat et du Brevet d’Enseignement Moyen (BEM) représentent une priorité absolue, exigeant une préparation totale sur les plans organisationnel, pédagogique et logistique.
Il a insisté sur la nécessité de faire en sorte que cette édition soit meilleure que la précédente, en remédiant aux lacunes constatées par le passé. Cela concerne particulièrement le choix des centres d’examen ; suite à ses directives, certains centres inadaptés ont été remplacés par d’autres établissements répondant aux conditions requises, tout en finalisant les opérations d’équipement et d’amélioration des conditions matérielles, selon la même source.
Dans ce contexte, il a ordonné une coordination immédiate et continue entre les directeurs de l’éducation et l’Office National des Examens et Concours (ONEC) ainsi que ses annexes régionales, pour signaler tout nouveau développement en temps réel.
Pour lutter contre la triche, le ministre a insisté sur l’éradication totale des tentatives d’introduction de téléphones portables dans les centres d’examen, bien que ce phénomène soit devenu quasi inexistant. Considérant cela comme l’un des défis majeurs pour la crédibilité des examens nationaux, il a ordonné le renforcement des mesures d’inspection et des moyens techniques et humains, notamment l’utilisation de détecteurs de métaux.
Il a également engagé la pleine responsabilité de tous les acteurs présents dans les centres, appelant à une vigilance accrue et à une discipline organisationnelle stricte.
Il a enfin préconisé l’intensification des campagnes de sensibilisation auprès des candidats sur la gravité de la possession ou de l’usage d’un téléphone portable pendant les épreuves, ainsi que sur la sévérité des sanctions encourues.
M. Saâdaoui a donné instruction d’améliorer les conditions d’accueil des candidats. Concernant le programme d’investissement sectoriel, le directeur de la planification a présenté un exposé détaillé sur la situation des projets inscrits.
Au 31 mars, le nombre total d’opérations enregistrées dans le programme en cours de réalisation, incluant celles inscrites au titre de l’année 2026, s’élève à 2 373 projets d’établissements scolaires tous cycles confondus (primaire, moyen, secondaire).
L’exposé a mis en évidence qu’une partie de ces opérations n’a pas encore été lancée, tandis que
d’autres sont en cours de réalisation, avec des disparités dans les rythmes d’avancement selon les wilayas.
Le ministre a affirmé que la persistance des retards dans la réalisation des projets pourrait conduire à l’annulation de certaines opérations non finalisées. Il a insisté sur l’importance d’organiser des réunions périodiques de coordination et de suivi entre les directions de l’éducation et les secteurs de l’équipement et de l’habitat, sous la supervision des autorités locales.
Fateh H.