Du nouveau pour la proposition de loi visant à interdire les smartphones aux moins de 16 ans. Le Bureau de l’APN a donné son aval pour le texte proposé par le député Moussa Kharfi qui motive sa démarche par les inquiétudes grandissantes chez les parents quant à l’usage excessif et non encadré des smartphones chez cette catégorie de personnes, avec leurs conséquences désastreuses sur la santé comme les troubles psychologiques, l’isolement social et l’exposition à des contenus inappropriés.
«Cependant, le Bureau de l’APN a demandé à l’auteur du texte d’apporter certaines modifications, avant de transmettre la proposition de loi au gouvernement», explique une source proche de l’APN à Algérie Confluences. Notre source ne précise pas la nature des modifications demandées ni les dispositions concernées.
Une chose est sûre : le texte pourrait avoir l’aval du gouvernement et revenir au Parlement pour les séances plénières de présentation, débat et adoption, surtout que la question est devenue prioritaire, vu les dégâts occasionnés par les smartphones aux enfants et aux adolescents de moins de 16 ans.
Dans l’exposé des motifs, l’auteur de la proposition dit vouloir instituer un cadre juridique clair pour faire face aux excès du monde virtuel.
Le texte qui contient 14 articles «ne s’inscrit pas dans une logique de restriction aveugle mais dans une approche préventive destinée à préserver la santé mentale et l’équilibre éducatif des jeunes Algériens», a expliqué Moussa Kharfi. Pour lui, «nos enfants sont un dépôt sacré, et l’avenir de la patrie commence par la sécurité de leurs esprits». Il insiste surtout sur les conséquences désastreuses de l’usage excessif ou non encadré des smartphones chez les enfants, qui peut entraîner des troubles de la vue, des perturbations du sommeil, une obésité liée à la sédentarité, ainsi que des effets négatifs sur le développement neurologique et psychologique. Mais comment l’auteur de la proposition compte-il interdire les smartphones aux moins de 16 ans?
L’article 6 interdit l’introduction et l’utilisation des smartphones dans les établissements scolaires par les élèves de moins de 16 ans, sauf autorisation administrative accordée pour un objectif pédagogique précis. L’article 7 interdit la vente de smartphones aux enfants sans la présence et l’accord du tuteur légal, tandis que l’article 8 impose aux entreprises de télécommunications et aux fournisseurs de services de vérifier l’identité de l’acheteur lors de l’achat d’un appareil destiné à cette tranche d’âge.
Fateh H.
Proposition de loi sur les smartphone: L’APN donne son OK et demande des modifications

