Téhéran lance l’opération «True Promise 4»et menace les infrastructures économiques du Golfe: L’Iran franchit un nouveau palier dans l’escalade

Les Gardiens de la révolution iraniens ont officiellement annoncé le lancement de la 34e phase de leur opération militaire, baptisée «True Promise 4», marquant selon eux un tournant décisif dans la confrontation avec les États-Unis et l’entité sioniste.
Cette nouvelle salve de frappes, qui utilise une panoplie de missiles balistiques et hypersoniques, vise à répondre à ce que Téhéran décrit comme une escalade américano-sioniste.
Selon le communiqué officiel des Gardiens de la révolution, cette phase de l’opération a vu l’utilisation de missiles balistiques de type Qadr, Emad, Fateh, ainsi que du missile hypersonique Khaibar.
Ces frappes marquent le passage du champ de bataille à une phase nouvelle face aux agresseurs américains et sionistes, affirme le texte. Téhéran affirme que ses missiles et drones ont ciblé plusieurs installations militaires stratégiques associées aux États-Unis et à l’entité sioniste dans la région.
Parmi les cibles revendiquées figurent des concentrations de troupes américaines stationnées sur la base d’Al-Dhafra aux Émirats arabes unis et d’Al-Jufair à Bahreïn, des infrastructures au nord des territoires palestiniens occupés notamment la base aérienne de Ramat David et l’aéroport de Haïfa, ainsi que des sites secrets de lancement de missiles appartenant à l’armée israélienne dans la zone de Bnei Brak à l’est de Tel-Aviv.
Dans un contexte de communication de guerre très contrôlé, l’agence de presse Reuters a rapporté, citant deux sources, que le nombre de soldats américains blessés depuis le début du conflit contre l’Iran s’élèverait à 150. Ces blessures auraient été enregistrées sur plusieurs sites ayant été la cible de tirs iraniens au Moyen-Orient.
Cette information, jamais publiée auparavant par les autorités américaines, a poussé Washington à réagir rapidement pour en corriger le chiffre, affirmant que le nombre de blessés était de 140 et que la plupart l’avaient été légèrement.
Des observateurs soulignent la discrétion des autorités américaines et israéliennes concernant leurs pertes, soumises à une censure stricte, et n’excluent pas que le bilan réel soit plus lourd.
Parallèlement aux frappes militaires, l’Iran a élargi le spectre de sa riposte. Le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, a déclaré que l’ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et les banques appartenant aux États-Unis et à Israël dans la région. Cette annonce fait suite à une frappe attribuée aux forces américano-sionistes sur un établissement bancaire à Téhéran.
Selon les médias locaux, cette frappe aurait tué des employés de la banque qui travaillaient exceptionnellement pour préparer le paiement des salaires mensuels.
Le communiqué des Gardiens de la révolution se conclut par un avertissement politique majeur : la sécurité et la stabilité dans la région sont soit pour tous, soit pour personne.
Cette formule, lourde de sens, suggère que Téhéran considère désormais le conflit comme un affrontement régional global. Toute attaque contre ses intérêts ou ses alliés pourrait désormais entraîner des représailles directes non seulement contre les installations militaires, mais aussi contre les infrastructures économiques et financières de ses adversaires dans le Golfe.
L’Iran affirme que sa liste de cibles potentielles est dix fois plus importante que celle de ses ennemis, confirmant une volonté de dissuasion maximale face à ce qu’il perçoit comme une agression coordonnée.
Malik M.