Tensions Iran-États-Unis: Téhéran dénonce les «gros mensonges» de Washington

Alors que de nouveaux pourparlers doivent s’ouvrir demain jeudi en Suisse sous l’égide d’Oman, l’Iran a vertement rejeté hier mercredi les accusations américaines concernant son programme nucléaire et ses missiles balistiques, qualifiant les déclarations de Donald Trump de «gros mensonges».
Dans un climat de tension extrême où les menaces militaires américaines se multiplient dans le Golfe, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a riposté sur X aux propos du président américain.
La veille, lors de son discours sur l’état de l’Union, M. Trump avait affirmé que Téhéran avait «déjà développé des missiles menaçant l’Europe et nos bases», et qu’il œuvrait à concevoir des projectiles «capables d’atteindre bientôt les États-Unis».
«Tout ce qu’ils avancent au sujet du programme nucléaire iranien, des missiles balistiques et du nombre de victimes lors des troubles de janvier n’est que la répétition de gros mensonges», a cinglé le diplomate iranien. Paradoxalement, alors que Washington a massivement renforcé son dispositif militaire dans la région du Golfe et multiplié les avertissements d’une frappe en cas d’échec diplomatique, les deux camps semblent encore croire à une issue négociée.
Donald Trump a lui-même déclaré privilégier la voie diplomatique à quelques heures des discussions bilatérales indirectes prévues à Genève.
De son côté, Téhéran se montre optimiste, estimant qu’un accord est désormais «à portée de main».
Ces pourparlers, placés sous la médiation d’Oman, s’annoncent comme un test décisif pour apaiser des semaines de rhétorique guerrière.
Ils interviendront dans un contexte où chaque déclaration – comme celle du président américain sur les capacités balistiques iraniennes – risque de compromettre les fragiles avancées diplomatiques.
Malik M.