inclusion scolaire, ambition philharmonique et réforme de la formation: Le gouvernement adopte une triple feuille de route

Lors de sa réunion hebdomadaire présidée ce mercredi par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, le gouvernement a examiné plusieurs projets structurants visant à renforcer l’inclusion sociale, le rayonnement culturel et l’employabilité des jeunes.

Une avancée majeure pour l’inclusion scolaire des enfants à besoins spécifiques
Un projet de décret exécutif a été étudié pour concrétiser le droit à l’éducation pour tous.
Ce texte organise l’ouverture de classes spécialisées au sein de l’école ordinaire et définit les aménagements facilitateurs lors des examens et concours pour les élèves en situation de handicap.
Cette mesure s’appuie sur une «approche pratique et intégrée», coordonnée entre les secteurs de la Solidarité nationale, de l’Éducation nationale et de la Santé.
Elle vise à garantir l’égalité des chances grâce à un soutien pédagogique adapté et des mécanismes d’accompagnement permettant une scolarité sereine et la pleine participation aux évaluations.
Le gouvernement a également écouté un exposé sur la création de l’Orchestre Philharmonique d’Algérie, projet ambitieux destiné à affirmer la présence du pays sur la scène culturelle internationale comme «une
puissance culturelle active».
Cette formation nationale professionnelle aura pour mission fondamentale la sauvegarde et l’interprétation du patrimoine musical national, tout en contribuant au développement du goût artistique, à la détection des talents et au soutien à la création musicale contemporaine.

Un référentiel national pour aligner formation et emploi
Enfin, un troisième point à l’ordre du jour concernait le Référentiel national de formation et de compétences. Présenté comme une réforme structurelle du secteur de la formation professionnelle, cet outil doit opérer une transition qualitative : passer d’une logique de formation basée
sur les programmes à une approche moderne centrée sur les compétences professionnelles
directement employables.
Ce cadre permettra une lecture unifiée et claire des besoins en compétences à l’échelle nationale et garantira une meilleure coordination entre les politiques de formation, d’emploi et d’investissement.
Il vise à connecter directement les parcours de formation aux métiers officiellement reconnus dans la
classification nationale .
Anais G.