À 0,09 $ le litre:Le GPL algérien, le moins cher du monde

Grâce à un système de subventions publiques très important, l’Algérie maintient des prix des carburants parmi les plus bas au monde, nettement inférieurs à ceux pratiqués dans la plupart des autres pays producteurs de pétrole. Des données actualisées confirment cette singularité.

Des prix extrêmement compétitifs
Actuellement, le litre d’essence est vendu à 47 dinars algériens (environ 0,36 dollar US), le diesel à 31 dinars (0,25 dollar) et le gaz de pétrole liquéfié carburant (GPL-c) à seulement 12 dinars (0,09 dollar).
À titre de comparaison, le prix de l’essence en Algérie représente environ la moitié de celui de l’Arabie saoudite (0,62 dollar le litre) ou de la Russie (0,83 dollar le litre).
Pour le diesel, l’écart est encore plus marqué : le prix algérien est près de quatre fois inférieur à celui en vigueur aux États-Unis (0,93 dollar le litre) ou en Russie (0,95 dollar le litre). Même le GPL-c y est environ quatre fois moins cher qu’en Arabie saoudite ou en Russie.

Des ajustements récents modestes
Début 2025, les prix ont connu une légère hausse, passant respectivement à 47 DA pour l’essence, 31 DA pour le diesel et 12 DA pour le GPL-c.
Le ministère des Hydrocarbures et des Mines a justifié cette révision, qui reste encadrée par la loi, par la nécessité de garantir l’approvisionnement continu du marché national et de couvrir une partie des coûts de production et de distribution en augmentation.
Toutefois, l’État précise que ces nouveaux tarifs ne reflètent toujours pas le coût réel du produit, qui inclut l’extraction, le raffinage, le transport et la distribution.

Le poids colossal des subventions pour l’État
La majeure partie du prix final continue d’être supportée par le Trésor public. Cette politique, présentée comme un moyen de préserver le pouvoir d’achat des Algériens et de soutenir les activités économiques, représente une charge financière considérable.
La loi de finances 2026 en témoigne, avec une enveloppe de 657 milliards de dinars algériens allouée aux subventions des produits de large consommation, dont les carburants. Ce mécanisme, bien que crucial pour la stabilité sociale, constitue ainsi un défi budgétaire permanent pour les autorités
Samira A.