L’Algérie connaît cette saison agricole une récolte exceptionnelle d’olives, la plus abondante enregistrée depuis près de sept ans.
Cette performance remarquable concerne à la fois la production d’huile d’olive et celle d’olives de table, et résulte de l’expansion des superficies plantées et du succès des programmes publics de soutien aux agriculteurs.
La culture de l’olivier, présente désormais dans la majorité des wilayas du pays au-delà de ses régions traditionnelles, couvre aujourd’hui près de 500 000 hectares. Les efforts conjugués de l’État, à travers des aides comme les prêts «Rafik» et «Tahadi», et des agriculteurs portent leurs fruits, avec des résultats notables dans des zones intérieures telles que Djelfa et Laghouat.
Cette abondance se traduit par une activité intense dans les près de 1 700 moulins du pays et a un impact direct sur les prix à la consommation.
Le kilo d’olives de table est proposé entre 100 et 150 dinars, contre 280 dinars la saison précédente, tandis que le prix des olives pour l’huile a également considérablement baissé.
Si l’Algérie se classe parmi les premiers producteurs mondiaux d’olives de table et d’huile, le président du Conseil national professionnel de la filière olive relève un paradoxe : le pays reste un faible consommateur d’huile d’olive, avec à peine deux litres par habitant et par an.
Cette récolte record démontre le potentiel de cette filière stratégique et valide les politiques agricoles mises en œuvre. Elle souligne l’importance de poursuivre les efforts pour renforcer la sécurité alimentaire et contribuer durablement à l’économie nationale.
N. C
Récolte historique d’olives en Algérie, un succès agricole porte-avenir

