Pouvoir d’achat, économie, industrie et chantiers politiques: Ce qui attend les Algériens en 2026 !

Les Algériens entament la nouvelle année 2026, avec des perspectives prometteuses, sur les plans économique, industriel et politique.
Sur le plan social, la nouvelle année sera marquée par l’entrée en vigueur des mesures destinées au renforcement du pouvoir d’achat.
Il s’agit de l’augmentation qui porte le SNMG à 24 000 DA et l’allocation-chômage à 18 000 DA, décidé par le Conseil des ministres.
Les travailleurs souhaitent profiter de ces augmentations qui ne seront bénéfiques que si les prix des produits de large consommation et le taux de l’inflation sont maîtrisés.
Au plan économique, 2026 s’annonce porteuse de beaucoup de promesses, quant à l’amélioration de la situation financière du pays, avec un taux de croissance de près de 4% et un PIB en continuelle hausse. Les revenus du pays vont s’améliorer certainement avec la mise en service de grands projets structurants. En effet, dès le début de l’année, le projet tant attendu de la mine de fer de Gara Djebilet sera lancé.
Les réunions de coordination se sont multipliées afin d’être au rendez-vous du ce qui est déjà appelé «le projet du siècle». Il est attendu le lancement de l’utilisation et de l’exploitation locale du minerai de fer extrait de la mine de Gara Djebilet à partir du premier trimestre de 2026, ainsi que la mise en service de l’intégralité de la ligne ferroviaire minière Béchar-Tindouf en ce mois de janvier.
Des projets qui revêtent une importance capitale pour le pays et sur lesquels les pouvoirs publics ont mis les gros moyens.
La Société nationale du fer et de l’acier (Feraal), filiale du groupe Sonarem, avait procédé, fin décembre, à un tir d’explosifs pour extraire du minerai de fer de cette mine. Cette opération a permis la fragmentation d’un volume de plus de 75 000 tonnes de minerai de fer, alors que d’autres tirs d’explosifs seront réalisés mensuellement pour renforcer le niveau des stocks de minerai de fer destinés à être traités dans les usines sidérurgiques nationales.
Agenda politique chargé
Sur le plan politique, de nombreux chantiers et échéances sont prévus pour cette année qui connaîtra deux consultations populaires. La révision des lois sur les partis et sur les élections sont attendues. Mais l’évènement le plus attendu par la classe politique est sans doute le dialogue politique annoncé par le chef de l’état. Lors de son discours devant les parlementaires, le Président Tebboune a réaffirmé son attachement au dialogue politique avec les partis, conformément aux engagements qu’il a pris.
«Depuis cette tribune, je me suis engagé à mener un dialogue politique avec les partis. Je demeure attaché à ce dialogue, comme je l’ai expliqué aux responsables de partis que j’ai reçus», a déclaré le Chef de l’état, précisant que ce dialogue sera entamé «dès que le Parlement aura adopté la loi sur les partis». Après avoir souligné que ce dialogue sera «constructif», le président de la République a affirmé son engagement à «appliquer tout ce qui sera convenu avec les partis».
Le Conseil des ministres a déjà approuvé le projet de loi organique relatif aux partis politiques, après validation des amendements proposés, demandés par les partis politiques. Ces amendements visent, dans leur ensemble, à assurer la complétude de cette loi, considérée comme l’une des plus démocratiques.
Par ailleurs, M. Tebboune avait ordonné de revoir et d’examiner plus attentivement les amendements de la loi organique relative au régime électoral, étant donné qu’ils revêtent un caractère purement technique. D’ailleurs, «une révision technique de la Constitution» est attendue avant les prochaines élections. Il s’agit des élections locales et législatives qui auront lieu en 2026. Les partis politiques ont déjà entamé les préparatifs de ses échéances qu’aucun parti n’a décidé de bouder.
Fateh H.