L’ordre rétabli avec l’appui de la force régionale: L’ONU condamne une tentative de putsch au Bénin

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a exprimé, dimanche dernier, sa «profonde préoccupation» face aux événements survenus au Bénin, après qu’une tentative de prise de pouvoir anticonstitutionnelle a été annoncée puis déjouée en l’espace de quelques heures.
Par la voix de son porte-parole, Stéphane Dujarric, il a condamné sans équivoque «toute tentative visant à porter atteinte à la gouvernance démocratique», avertissant que de tels actes pourraient menacer la stabilité de toute la région. Les autorités béninoises ont rapidement repris la main.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, a confirmé que les forces armées avaient «déjoué une tentative de mutinerie visant à déstabiliser l’État et ses institutions». Le président Patrice Talon s’est adressé à la nation en soirée pour affirmer que «la situation [était] totalement sous contrôle» et que l’ordre public serait maintenu sur tout le territoire.
«Ce travail perfide ne restera pas impuni», a-t-il averti.
La réaction internationale a été rapide et coordonnée. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a immédiatement ordonné le déploiement d’éléments de sa force de réserve régionale au Bénin. Dans un geste marquant une intervention militaire concrète, l’armée de l’air nigériane a mené, en coordination apparente avec les autorités béninoises, des frappes sur des objectifs non précisés à l’intérieur du pays.
Le porte-parole des forces aériennes nigérianes a justifié cette opération par «l’engagement du Nigeria en faveur de la sécurité régionale», agissant conformément aux protocoles de la CEDEAO.
La tentative de coup d’État, intervenue à l’approche d’une élection présidentielle prévue en avril 2026, a été brève. Plus tôt dans la journée, un groupe de soldat s’était présenté à la télévision d’État sous le nom de «Comité militaire de refondation», annonçant la dissolution du gouvernement et la destitution du président Talon. Cette annonce a finalement été sans lendemain.
Antonio Guterres a appelé au «respect total de l’État de droit et de la Constitution» du Bénin, rappelant l’importance cruciale de préserver les processus démocratiques dans une région qui a connu plusieurs transitions violentes ces dernières années .
Malik M.