En violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu, l’armée d’occupation sioniste a lancé hier une nouvelle offensive contre la bande de Ghaza, ciblant délibérément des zones pourtant situées en dehors du périmètre de retrait théorique. Alors que Ghaza était censée connaître une accalmie relative, plusieurs villes du territoire ont subi une escalade militaire incluant des bombardements d’artillerie concentrés sur les secteurs est de Rafah et Khan Younès, ainsi qu’une attaque directe ayant entraîné le martyre d’un jeune homme dans le quartier de Zeïtoun à Ghaza.
Les sources sur le terrain ont rapporté que les véhicules militaires de l’occupation ont tiré à haute intensité sur les camps de déplacés près du quartier autrichien à Khan Younès, tandis que les zones orientales de Rafah ont essuyé des tirs d’artillerie violents, provoquant d’épais panaches de fumée. Plus grave encore, un drone sioniste de type «Quadcopter» a visé la partie est du quartier de Zeïtoun, tuant un civil palestinien, et ce bien que la zone soit officiellement incluse dans le retrait militaire prévu par l’accord.
Les chiffres du ministère de la Santé de Ghaza révèlent l’ampleur de la catastrophe humanitaire en cours : depuis le début de l’agression sioniste d’octobre 2023, on dénombre plus de 70 103 martyrs et 170 985 blessés. Rien que depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, 356 personnes ont été tuées et 908 autres blessées. Dans un rapport accablant, Amnesty International a averti que «le génocide n’est pas terminé», soulignant la poursuite des politiques sionistes visant à créer des conditions de vie impossibles destinées à détruire physiquement les Palestiniens.
La secrétaire générale de l’organisation, Agnès Callamard, a insisté sur le fait que «la menace persiste et que les restrictions imposées à la population n’ont pas été levées», mettant en garde contre toute interprétation de la trêve actuelle comme un retour à la normale.
La stratégie de l’occupation repose sur plusieurs piliers : un déplacement forcé systématique, avec le contrôle de 54 à 58% du territoire ; une famine organisée par la restriction de l’aide humanitaire ; une destruction environnementale réduisant les espaces vivables ; et des assassinats ciblés en violation
des accords.
Malgré les appels répétés des organisations internationales pour suspendre les transferts d’armes vers l’entité sioniste et autoriser l’accès des observateurs et journalistes, les crimes se poursuivent sous la protection d’un système international incapable de faire respecter le droit. La réalité à Ghaza montre cruellement que ce cessez-le-feu n’est qu’une parenthèse dans une guerre d’extermination continue.
Alors que la population souffre de destructions massives, de pénuries alimentaires, hydriques et médicales, l’occupation poursuit ses violations quotidiennes, prouvant une vérité amère : une trêve sans justice n’est qu’une pause offerte au criminel avant qu’il ne reprenne son œuvre.
La question demeure : jusqu’à quand la communauté internationale restera-t-elle spectatrice de la plus grande prison à ciel ouvert des temps modernes, où des êtres humains meurent lentement sous les décombres de leurs maisons, le ventre vide et le regard tourné vers une justice qui ne vient pas ? .
Malik M.
L’illusion de la trêve: Comment l’armée sioniste poursuit ses crimes à Ghaza

