14e festival du théâtre amazigh: Une célébration vibrante de l’identité et du patrimoine

C’est dans une ambiance chaleureuse et festive que le 14e Festival culturel national du théâtre amazigh a fait son entrée en scène, dimanche dernier, au théâtre régional Dr Salah-Lombarkia de Batna.
Placé sous le signe «Le théâtre, pouls de notre identité», cet événement culturel d’envergure se poursuivra jusqu’au 27 novembre, rassemblant artistes, intellectuels et universitaires autour d’une programmation riche et diversifiée.
L’ouverture officielle s’est déroulée en présence du wali de Batna, Riadh Benahmed, et d’Abderrezak Baba, représentant la ministre de la Culture et des Arts. Dans un discours lu en son nom, Malika Bendouda a magnifié l’art théâtral, le décrivant comme «le miroir de la société et une tribune vivante de sa conscience». La ministre a particulièrement insisté sur l’importance capitale de «l’intégration du patrimoine amazigh et l’utilisation de ses symboles», qualifiant cette démarche de «jalon important dans la valorisation d’un élément authentique de notre identité nationale».
L’hommage appuyé rendu à Salah Houche, artiste aux multiples talents et figure emblématique du théâtre amazigh, a constitué un des moments forts de la soirée. Fondateur de plusieurs troupes théâtrales, metteur en scène remarquable et formateur de jeunes talents, son œuvre a marqué durablement le paysage culturel algérien. La cérémonie d’ouverture a été égayée par la présentation du spectacle Ayache, mis en scène par Lahcen Chiba, une œuvre aux résonances sociales profondes qui a su captiver le public. Cette édition voit la participation de sept troupes théâtrales issues de différentes wilayas du pays, dont six associations culturelles de Tizi Ouzou, Bouira et Touggourt, ainsi que la troupe du théâtre régional d’Oum El Bouaghi.
Toutes sont en compétition pour les prix de cette 14e édition, après une sélection rigoureuse opérée par un comité spécialisé.
Au-delà des représentations théâtrales, le festival propose un programme annexe substantiel avec deux tables rondes au complexe culturel et sportif de la cité Kechida. Ces rencontres aborderont des thèmes aussi essentiels que le «discours visuel dans le théâtre amazigh» et «l’utilisation du patrimoine populaire dans la création théâtrale».
Le volet formation n’est pas en reste, avec l’organisation de deux ateliers animés par des artistes chevronnés. Le premier sera consacré à la «scénographie et la mise en scène», le second au «jeu d’acteur», offrant ainsi aux amateurs de théâtre une occasion unique de perfectionnement.
Dans son allocution, le commissaire du festival, Abdelhamid Alaoui, a souligné le rôle fondamental de cette manifestation comme «espace pour les créateurs dans le domaine du théâtre», tout en lançant un appel aux théâtres régionaux pour soutenir les activités de l’événement avec des spectacles en Tamazight.
Cette édition se présente ainsi comme une plateforme essentielle pour la promotion et le développement du théâtre amazigh, contribuant significativement à l’enrichissement de la scène culturelle nationale et à la préservation d’un patrimoine identitaire précieux
Amina S.