Le Bitcoin plonge en territoire négatif pour 2025: La fin de l’euphorie ?

Le Bitcoin traverse une tempête parfaite. La cryptomonnaie reine a perdu plus de 25% de sa valeur depuis son pic d’octobre, chutant sous les 92 000 $ et effaçant intégralement ses gains annuels.
Cette correction spectaculaire s’apparente à un véritable marché baissier – ce que les experts appellent le «coup de griffe de l’ours».
La descente aux enfers s’est accentuée ces dernières 24 heures, avec un plongeon à 89 471 $ avant une légère reprise mardi dernier. «Le Bitcoin prolonge ses pertes, alimenté par des craintes de surévaluation dans la tech et une aversion au risque généralisée», analyse Victoria Scholar d’Interactive Investor. Le constat est sans appel : le Bitcoin affiche désormais une performance négative pour 2025.
Malgré son rallye fulgurant début octobre, il se négocie aujourd’hui en deçà de son niveau de janvier.
«Les craintes d’une bulle de l’IA et la dépendance excessive du marché à quelques géants technologiques ont poussé les investisseurs à réduire leur exposition aux actifs spéculatifs», précise Scholar.
Cette débâcle intervient dans un contexte pourtant favorable : un président américain acquis à la cause crypto, un régulateur financier plus conciliant et une législation sur les stablecoins déjà adoptée. Face à l’hémorragie, les fondamentalistes du Bitcoin affichent un calme olympien.
Pour Michael Saylor, figure emblématique du secteur, cette correction est même salutaire : «La volatilité est un cadeau pour les fidèles. Elle effraie le touriste, elle effraie les paresseux, ceux qui sont déjà riches de manière conventionnelle». Preuve de sa conviction inébranlable, sa société Strategy Inc. (ex-MicroStrategy) a acquis 8 178 Bitcoins supplémentaires entre le 10 et le 16 novembre pour 835,6 millions de dollars, soit une moyenne de 102 171 $ l’unité. Alors que les investisseurs se réfugient vers des valeurs refuges dans ce climat d’incertitude mondiale, le Bitcoin vit son premier véritable test de résistance depuis le début de l’année. Reste à savoir si cette correction n’est qu’une pause technique ou l’amorce d’un changement de régime durable .
Samira.G