Éditions El Kalima: Un souffle littéraire audacieux au cœur du Salon international du livre

A chaque édition du Salon international du livre d’Alger, les éditions El Kalima se distinguent par leur audace éditoriale et leur engagement envers la littérature algérienne. Pour cette 28e édition, la maison dirigée par la passionnée Naïma Beldjoudi confirme sa réputation en proposant une sélection riche, novatrice et profondément ancrée dans le patrimoine culturel du pays.
Parmi les temps forts de cette édition, El Kalima présente pour la première fois en Algérie plusieurs œuvres majeures d’Assia Djebar, figure emblématique de la littérature féminine maghrébine.
Grâce à un travail rigoureux de négociation avec la maison Albin Michel, les droits d’édition ont été acquis pour quatre romans désormais disponibles au stand : L’amour, la fantasia, La femme sans sépulture, Vaste est la prison et Le blanc de l’Algérie. Ces titres sont également proposés en version arabe, traduits avec soin pour élargir leur accessibilité au lectorat national. Après avoir publié en exclusivité Un cri que le soleil dévore de Jean Sénac lors de la précédente édition, El Kalima poursuit son hommage aux grandes plumes algériennes. Le stand accueille également des œuvres de Rabah Belamri, Mouloud Feraoun, Yamina Mechakra, Mohammed Dib, Yahia Belaskri et Anna Greki, consolidant son rôle de passeur de mémoire littéraire.
Cette année, plusieurs titres inédits enrichissent le catalogue : Mon voyage à travers la langue arabe de Salah Guemriche, Algérie 2030–2035 de Djilali Djelali, Moi, l’indigène de Mercier-Lacombe de Driss Reffas, et N’oublie pas notre Arménie de Yahia Belaskri.
Ces ouvrages explorent des thématiques contemporaines, entre introspection, prospective et mémoire collective.
Le stand d’El Kalima accueille également les publications de Les Rives, jeune maison fondée par Hind, ancienne collaboratrice d’El Kalima. Parmi ses parutions remarquées : Sénac et son diable de Hamid Grine, la version amazighe de Histoire de ma vie de Fadhma Ath Mansour Amrouche traduite par Nadia Benamar, et le recueil noir Une ville dans le noir de Rouchdi Berrahma.
Au pavillon central du SILA, le stand d’El Kalima est bien plus qu’un espace de vente : c’est un lieu de rencontre, de découverte et de célébration de la littérature algérienne sous toutes ses formes. Chaque visiteur y est accueilli avec chaleur et curiosité, dans une atmosphère propice à l’éveil intellectuel.
A. S.