Une fois de plus et au moment où le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à examiner demain le projet de résolution américaine concernant le conflit au Sahara occidental, un conseiller de Donald Trump s’exprime sur la relation Algérie-Maroc.
On sait qu’entre les deux pays, rien ne va plus depuis qu’Alger a rompu, en 2021, ses relations diplomatiques avec Rabat en raison d’«actions hostiles» du Royaume chérifien.
Toutefois, pour Massad Boulos, Conseiller du président américain pour l’Afrique, un retour à la normale est très envisagé entre les deux voisins, une fois que le dossier sahraoui aura trouvé sa solution.
Certes, il s’agit d’un dossier «très important», a-t-il reconnu dans des déclarations, lundi dernier, à Al Hadath et Sky News Arabiya. Mais, «nous savons que quand il y aura une solution durable et définitive à ce conflit, il devient plus facile de régler le conflit entre l’Algérie et le Maroc», a ajouté Boulos.
Un optimisme qui rejoint les propos tenu récemment par son camarade Steve Wittkof. En effet, le Conseiller de Trump pour le Moyen-Orient, a révélé que son équipe travaillait depuis un certain temps, sur un «accord de paix» entre l’Algérie et le Maroc qui devrait être conclu dans «60 jours», soit vers la fin de l’année en cours. Une déclaration qui jusque-là, n’a suscité aucune réaction d’Alger, puisque le Président Abdelmadjid Tebboune, a déjà insisté dans une sortie médiatique que le rétablissement des relations entre les deux pays devait se faire «sans interférence étrangère».
Connaissant la sensibilité de la question du Sahara occidental pour l’Algérie, Massad Boulos fait dans le forcing médiatique à la veille du vote crucial au Conseil de sécurité de l’ONU.
C’est pourquoi il rappelle que les états-Unis travaillent «avec tous les partenaires et tous les alliés, notamment les alliés marocains et algériens» et de façon «quotidienne même avec les Algériens afin d’arriver à une décision qui puisse satisfaire toutes les parties».
Reconnaissant toutefois combien «il est difficile de convaincre tout le monde», le Conseiller de Trump espère qu’il y est une formule acceptable «dans la mesure du possible» avant d’arriver à la deuxième phase qu’a évoqué Steve Wittkof à savoir une solution définitive au conflit qui dure depuis 50 ans.
Or, l’on sait très bien que la mission des états-Unis au Conseil de sécurité s’expose jusqu’à présent à plusieurs oppositions de pays membres non-permanents, voire même permanent comme la Russie qui exige une révision des termes du projet de résolution pour qu’il inclue le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Un point cardinal sur lequel l’Algérie ne tergiverse pas.
C’est dire qu’à côté de l’optimisme américain sur ce dossier, voire sur la relation Algérie-Maroc, il y a une réalité qui exige le retour à la légalité internationale et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, mais aussi que Rabat cesse ses manœuvres hostiles envers Alger .
Un autre Conseiller de Trump évoque la relation Algérie-Maroc: L’optimisme américain à l’épreuve de la réalité
