50 artistes réunis pour une édition dédiée à la mémoire et à la création contemporaine: Laghouat, capitale des arts

Laghouat vibre au rythme de la création ! La troisième édition du Festival national des arts plastiques et des arts visuels a ouvert ses portes jeudi dernier sous le slogan évocateur «Notre patrimoine est notre identité». Jusqu’à lundi 20 octobre, la ville des oasis se transforme en un immense atelier à ciel ouvert où se côtoient tradition et modernité.
Dans une ambiance festive et solennelle, la cérémonie d’ouverture a réuni les plus hautes autorités culturelles, dont le directeur de l’école supérieure des beaux-arts d’Alger, Belhadj Terchaoui, représentant la ministre de la Culture. Dans son allocute, il a souligné l’engagement concret du ministère en faveur des artistes : «La carte d’artiste, désormais effective, consacre une reconnaissance officielle de leur statut dans la société et leur ouvre de nouveaux horizons professionnels.» Au-delà de la célébration artistique, cette édition s’inscrit dans une vision plus large : le développement de l’économie culturelle.
Le ministère travaille activement à l’instauration d’un marché national des arts plastiques et au lancement de plateformes numériques dédiées à l’exposition et à la vente d’œuvres. Une véritable révolution dans le secteur, menée en coordination avec le Conseil national économique, social et environnemental. Le commissaire du festival, Yacine Rayane, a dévoilé les temps forts de cette édition : «Nous rendons hommage au défunt Tayeb Laidi, figure emblématique de notre patrimoine artistique. Quarante plasticiens et douze réalisateurs de court-métrages, sélectionnés parmi des centaines de candidats venant de cinquante wilayas, sont en compétition pour décrocher l’un des trois prix par catégorie, plus deux prestigieux prix du jury». Le directeur de la Culture de Laghouat, Mebarek Meridji, a magnifié le cadre d’inspiration unique offert par sa ville : «Nos sites naturels exceptionnels, nos oasis verdoyantes et notre lumière unique font de Laghouat une source intarissable d’inspiration pour les créateurs.»
Cette manifestation s’affirme ainsi comme le creuset d’une nouvelle dynamique culturelle, où la jeunesse algérienne puise dans la richesse de son patrimoine pour inventer les formes artistiques de demain.
Un rendez-vous qui place résolument l’art au cœur du développement et l’identité algérienne sous le feu des projecteurs .
Amina S.