Canicules en Europe Plus de 181 000 morts en trois étés

Une nouvelle étude menée par l’Institut de santé mondiale de Barcelone (IS-Global) et publiée dans Nature Medicine tire la sonnette d’alarme : l’Europe a enregistré 181 000 décès liés à la chaleur au cours des trois derniers étés. Ces chiffres confirment que le continent est devenu un foyer majeur des conséquences sanitaires du changement climatique. L’été 2024, marqué par des records historiques de températures, a été le plus meurtrier, avec 62 775 morts recensés entre juin et septembre. Parmi les pays les plus touchés figurent l’Italie, qui a enregistré 19 038 décès, suivie de l’Espagne (6 743) et de l’Allemagne (6 282).
La Grèce, de son côté, a présenté le taux de mortalité le plus élevé en Europe avec 574 décès par million
d’habitants, devant la Bulgarie (530) et la Serbie (379). Au total, 15 pays européens ont connu en 2024 leur plus haut taux de mortalité lié à la chaleur jamais enregistré. Les chercheurs expliquent que la situation est aggravée par le fait que l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, avec une intensité particulière dans les régions méditerranéennes et d’Europe du Sud-Est.
L’étude souligne également que certains groupes de population sont particulièrement vulnérables : les femmes, qui présentent un excès de mortalité de 46,7% par rapport aux hommes, et surtout les personnes âgées de plus de 75 ans, dont le taux de décès lié à la chaleur est supérieur de 323% à celui des autres catégories d’âge .
N. C.