Méga concert de musique à Alger, dédié aux invités africains:L’Afrique dans les bras de l’Opéra

Mardi soir, l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh a offert au public et aux invités de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025) un moment d’exception, un véritable voyage musical où se sont entremêlés chefs-d’œuvre symphoniques, chants andalous, variété algérienne et mélodies populaires africaines.
Sous le thème évocateur «L’Afrique dans les bras de l’Opéra», ce méga concert, organisé dans le cadre du programme culturel Canex, a rassemblé un public nombreux et conquis, en présence du ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou, du directeur exécutif du Fonds pour le Patrimoine mondial africain, le Dr Albino Jopela, et de l’experte en patrimoine mondial, Rim Kelouaze.
Pendant près de deux heures, l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger et le Chœur polyphonique de la Wilaya d’Alger, placés sous la baguette du maestro Lotfi Saïdi, ont accompagné une pléiade de jeunes talents qui ont su faire vibrer la salle.
La soprano Dina Sirine Khiari et le ténor Billel Sahraoui ont interprété avec éclat des extraits de Rossini, Bizet, Verdi, Sartori et Di Capua, offrant au public des instants de pure émotion.
Sabrina Lounis Khodja a fait rayonner l’héritage andalou avec une sensibilité rare, tandis que le violon virtuose de Fakhr-eddine Mahala a ravivé la mémoire d’Ahmed Wahbi.
La voix cristalline de Djamila Mansouri a transporté l’auditoire vers le Sud algérien en hommage à Othmane Bali, et Zouhir Mazari, quittant un instant son rôle de chef de chœur, a incarné l’âme du chaâbi en saluant la mémoire de Cheikh El Yamine Haïmoune.
Le programme, pensé comme une randonnée onirique en une dizaine d’étapes, a mené le public d’un univers musical à l’autre, jusqu’à un final grandiose avec la célèbre Carmina Burana de Karl Orff.
Sur cette partition puissante, le regretté professeur Rabah Kadem avait jadis posé un texte aux accents patriotiques, exaltant la résilience du peuple algérien face aux abjections et à la barbarie de l’occupant français. L’interprétation de cette œuvre a soulevé l’enthousiasme de la salle, déjà portée par l’énergie et la générosité des artistes. Dans un dernier élan, l’Opéra a résonné des accents de Miriam Makeba, figure emblématique de la musique sud-africaine, scellant dans la joie et l’émotion une communion artistique entre l’Algérie et l’ensemble du continent.
Le public, qui avait répondu avec ferveur tout au long de la soirée, a savouré chaque instant de ce concert pensé comme un hommage à l’Afrique et à ses cultures. La soirée s’est achevée par la remise de trophées et de distinctions honorifiques aux interprètes, saluant leur talent et leur contribution à cette célébration où l’art a transcendé les frontières pour unir les peuples dans un même souffle .
Amina S.