Fini le congé ! L’Exécutif doit se mettre au travail avec l’entrée du mois de septembre qui,symboliquement, marque le début des préparatifs de la rentrée sociale avec tous ses aspects.
Le Premier ministre par intérim fraîchement installé dans ses nouvelles fonctions de chef d’orchestre entame, pour sa part, une course contre la montre pour être au rendez-vous de l’événement et réussir sa rentrée. Sifi Ghrieb qui s’est installé, il y a quatre jours, au bureau du Palais Dr Saâdane, passe son premier test de vérité dans les jours à venir. Réussir la rentrée scolaire, universitaire et garantir toutes les conditions d’accueil dans les écoles, les universités et les campus est une mission primordiale. Mais, pas que puisqu’à côté, il s’agit aussi de maintenir la stabilité sur le plan social, en évitant toutes formes de pénuries ou de perturbations dans l’approvisionnement du marché local en produits de première nécessité, tel que exigé par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la dernière réunion consacrée au secteur du commerce et au renforcement des mécanismes de régulation du marché national. Il est vrai que pour les deux secteurs de l’éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, les ministres en charge, en l’occurrence Mohamed Seghir Saâdaoui et Kamel Badari, n’ont pas attendu ce début septembre pour se mettre au travail. En effet, les deux ministres ont presque tout fait durant les vacances en multipliant réunions, instructions et directives. Mais, le fait est qu’ils avaient travaillé sous la houlette de l’ancien Premier ministre Nadir Larbaoui, les oblige désormais à actualiser leur feuille de route avec Ghrieb. Ce dernier doit, en un laps de temps, maîtriser tous les aspects liés à la rentrée, par seulement à son secteur dont il était chargé jusque-là, à savoir l’industrie. Après les décisions du Président Tebboune concernant le renouvellement du parc national du transport privé, Sifi Ghrieb a pour tâche de coordonner l’opération d’importation des bus et des pneus, avec toute sa complexité en raison de l’implication de plusieurs départements ministériels.
En somme, Ghrieb doit prouver au chef de l’état qu’il méritait bien la confiance placée en sa personne. «Nous avons beaucoup de travail devant nous, notamment avec la rentrée sociale», a déclaré le Premier ministre par intérim lors de sa prise de fonctions, tout en s’engageant à «travailler sans relâche à la concrétisation du programme du président de la République et de l’ensemble des projets qui, sans nul doute, apporteront un véritable plus à l’économie nationale». Toutefois, entre les déclarations et la réalité du terrain, il y a le test de vérité. Au chef de l’Exécutif de le réussir, en coordination avec ses ministres qui eux aussi, ne sont pas exemptés du rendement de comptes. Et pour cause, la rentrée sociale peut s’accompagner d’un remaniement pour donner du sang neuf au travail gouvernemental. C’est pourquoi, chacun est tenu par l’obligation de résultats avant la fin de l’année en cours, au risque de se retrouver en dehors du bateau .
Farid B.

