Blanchiment d’argent et financement du terrorisme: L’Algérie durcit sa législation

L’Algérie franchit un nouveau cap dans la lutte contre la criminalité financière. Le Conseil de la nation a adopté, mardi, une loi déterminante relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Présidée par M. Azouz Nasri, la séance plénière s’est tenue en présence du ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Lotfi Boudjemaa, et de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Kaouter Krikou.
Ce texte vient renforcer l’arsenal juridique national en introduisant des mesures strictes contre les personnes et entités terroristes, notamment l’interdiction de leurs activités, le gel et la saisie de leurs fonds, ainsi que l’interdiction de toute relation ou transaction avec elles.
Il prévoit également une montée en puissance des capacités d’investigation, avec la possibilité de
créer des équipes spécialisées pour les enquêtes financières complexes, tout en élargissant les prérogatives des officiers de police judiciaire et des juridictions compétentes. La loi durcit les peines applicables à certains crimes, les rendant proportionnelles à la gravité des actes incriminés, et impose une coopération active avec les autorités étrangères, dans le cadre des accords bilatéraux et multilatéraux auxquels l’Algérie est partie. Elle répond aux engagements internationaux du pays et vise à renforcer sa crédibilité sur la scène mondiale, tout en protégeant son économie des flux illicites.Avec cette adoption, l’Algérie affirme sa détermination à combattre les réseaux financiers criminels et à consolider son système judiciaire face aux menaces transnationales .
R.N.