Alors que Kiev propose un nouveau cycle de négociations de paix en Turquie, le Kremlin a douché les attentes en affirmant qu’il n’y avait « aucune raison de s’attendre à des percées de la catégorie des miracles ».
Le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré que la Russie poursuivrait ses objectifs initiaux et qu’un accord de paix n’était pas à l’ordre du jour immédiat.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pourtant renouvelé son appel à une rencontre directe avec Vladimir Poutine, espérant accélérer les discussions pour un cessez-le-feu. Mais Moscou reste inflexible, évoquant des divergences « diamétralement opposées » sur les conditions de sortie du conflit2.Ce troisième cycle de pourparlers, prévu pour le 24 juillet à Istanbul, intervient dans un climat de scepticisme croissant. Les deux précédentes rencontres, en mai et juin, n’ont abouti qu’à des échanges de prisonniers et à la restitution de dépouilles, sans avancée sur les questions fondamentales.Le Kremlin refuse de donner un calendrier pour un éventuel accord, estimant que « beaucoup de travail reste à faire » avant d’envisager une réunion de haut niveau.
Cette posture contraste avec l’urgence exprimée par Kiev, qui voit dans la diplomatie une voie nécessaire pour freiner l’escalade militaire.Dans ce contexte, les observateurs internationaux restent prudents. Le ministre français des Affaires étrangères a déclaré que les pourparlers ne seront utiles que s’ils débouchent sur une rencontre entre les deux chefs d’État. Mais tant que Moscou maintient sa ligne dure, les perspectives de paix demeurent incertaines .
Malik.M.

