IL semble que les partis de la droite française n’ont plus de repères politiques, ni de programme à présenter aux français, en dehors des attaques ciblant l’Algérie.
Après une accalmie de la tension dans les relations entre les deux pays, la droite revient à la charge et déterre les accords de 1968, agités comme un instrument d’existence politique.
En effet, des membres de l’Union des droites pour la République (UDR), conduits par Eric Ciotti, dont l’hostilité à l’égard de l’Algérie n’est plus un secret, ont inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée française «une proposition de résolution visant à dénoncer les accords algéro-français du 27 décembre 1968 et du 16 décembre 2013» sur l’immigration. Le débat et le vote autour de ce nouveau document sont programmés pour la séance de jeudi prochain, 26 juin. Ils ont utilisé des arguments chers à l’extrême droite et appellent à la dénonciation des accords.
«Ces derniers mois, des responsables politiques de différentes sensibilités ont aussi envisagé la suspension des accords de 1968. Il s’agit notamment du Premier ministre François Bayrou (Modem) du ministre de l’intérieur Bruno Retailleau (LR), Ce fût le cas aussi d’anciens Premiers ministres, tels que Gabriel Attal (EPR), Manuel Valls et Edouard Philippe (Horizons), qui avaient pris des positions semblables. Tous ces responsables politiques, d’horizons idéologiques variés, ont exercé de hautes responsabilités, leur permettant de constater l’impasse que représente l’accord de 1968 pour la régulation des flux migratoires en provenance d’Algérie», ont-ils avancé.
Selon eux, «il est urgent de passer de la parole aux actes, car de nombreux ressortissants illégaux d’Algérie se sont révélés dangereux pour la sécurité et l’ordre publics». Et de poursuivre : «Près de 60 ans après ces accords, il est temps d’adapter notre arsenal juridique en matière migratoire à l’évolution de notre relation avec Algérie. Il convient ainsi de redonner à l’Etat les moyens juridiques de limiter, et suspendre si nécessaire, l’octroi de visas aux Algériens.
En ressassant le même discours, les acteurs de la droite, en crise d’imagination, prouvent que leur ambition se nourrit de la tension entre Alger et Paris. Ils ne ratent aucune occasion pour souffler sur les braises et attiser la tension, même lorsque les Présidents des deux pays interviennent publiquement pour recadrer la situation et calmer le jeu. Les tentatives des Présidents Tebboune et Macron de reprendre le dialogue et de relancer les relations bilatérales ne résistent pas à l’appétit vorace des acteurs de la droite et de l’extrême droite qui s’alimentent justement de la persistance de la crise.
En remettant sur la table les accords de 1968, ils font preuve d’un engagement sans faille pour empoisonner les liens entre l’Algérie et la France.Ayant les yeux rivés sur la prochaine élection présidentielle en France, ils investissent beaucoup d’énergie pour raviver la nostalgie de l’Algérie française, révolue à jamais .
Fateh H.

