Au lendemain des frappes aériennes américaines contre les installations nucléaires iraniennes de Fordow, Natanz et Ispahan, les autorités iraniennes ont affirmé qu’aucune contamination radioactive n’avait
été détectée. Selon un communiqué du Centre national du système de sécurité nucléaire, relayé par les médias d’État, « les habitants vivant à proximité de ces sites ne courent aucun danger ».
Aucune contamination détectée sur les sites nucléaires visés
Cette déclaration intervient après une série de frappes menées dans la nuit de samedi à dimanche, ordonnées par le président américain Donald Trump, qui a affirmé avoir visé des centres névralgiques du programme nucléaire iranien. L’attaque, qui marque une escalade sans précédent, a été revendiquée publiquement sur le réseau Truth Social : « Une charge complète de bombes a été larguée sur le site principal, Fordow », a écrit M. Trump, tout en appelant Téhéran à « mettre fin à cette guerre».
Les sites évacués en amont, selon les autorités iraniennes
L’Iran a cherché à minimiser l’impact de ces frappes. Hassan Abedini, directeur politique adjoint de la télévision d’État, a assuré que les trois sites nucléaires avaient été évacués depuis un certain temps, précisant que « les matériaux sensibles avaient déjà été retirés ». Selon lui, « l’Iran n’a pas subi de pertes majeures ».L’Organisation iranienne de l’énergie atomique (AEOI) a confirmé les frappes, tout en affirmant que les activités nucléaires du pays se poursuivraient normalement. Dans un communiqué, elle a déclaré :« Malgré les complots malveillants de ses ennemis, l’Iran ne permettra pas que le développement de son industrie nucléaire nationale, fruit du sang des martyrs nucléaires, soit arrêté. »
Des bombes de type « bunker buster » utilisées
D’après des sources proches de l’opération citées par les médias américains, les frappes auraient impliqué l’usage de bombes GBU-57A/B, dites « Massive Ordnance Penetrator » ou « bunker buster », conçues pour détruire des structures souterraines fortement protégées. Ces bombes ont été larguées par des bombardiers furtifs B-2, seuls capables de transporter ce type d’armement.Le président Trump aurait consulté les responsables républicains du Congrès avant l’opération, ne prévenant les leaders démocrates qu’après l’attaque. Cette gestion de la communication renforce la dimension politique de cette frappe militaire, à quelques mois de l’élection présidentielle américaine.
Menaces de représailles : les Houthis entrent en scène
Les Houthis, mouvement soutenu par l’Iran et actif au Yémen, ont réagi rapidement aux événements. Hizam al-Assad, membre de leur bureau politique, a déclaré sur X que Donald Trump devra « en assumer les conséquences ». Le groupe avait déjà averti, avant les frappes, qu’il ciblerait les navires américains en mer Rouge si les États-Unis attaquaient l’Iran. Yahya Sarea, leur porte-parole militaire, a confirmé cette position dans une déclaration télévisée.Ces menaces font craindre une extension du conflit au-delà des frontières iraniennes, impliquant plusieurs zones de tension au Moyen-Orient, notamment les routes maritimes stratégiques.
Malik.M.

