Ala suite de l’échec du Conseil de sécurité de l’ONU à adopter une résolution appelant à un cessez-le-feu à Ghaza, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, a dénoncé depuis New York le « bouclier d’impunité » dont bénéficie l’entité sioniste. « Ce bouclier d’immunité doit tomber », a déclaré le diplomate, expliquant que cette impunité permet à Israël de poursuivre ses crimes contre le peuple palestinien en toute liberté, sans enquêtes ni sanctions, tandis que les victimes, souvent anonymes, sont enterrées dans le silence.Le projet de résolution, porté par les membres non permanents du Conseil, a été massivement soutenu (14 voix pour), mais bloqué par le véto des États-Unis. Pour Bendjama, ce texte incarnait la volonté collective de la communauté internationale : « Nord, Sud, Est et Ouest se sont unis pour dire stop à la guerre ».Il a souligné que ce vote, bien qu’avorté, envoie un message clair : « Le peuple palestinien n’est pas seul, et le monde observe les agissements de l’occupant ». Il a aussi dénoncé l’agonie du multilatéralisme face aux blocages politiques, appelant à un renouveau de l’ordre international fondé sur la justice.Reprenant les paroles du président Abdelmadjid Tebboune, Bendjama a réaffirmé : « L’Algérie n’abandonnera jamais la Palestine ». Il a conclu en assurant que l’Algérie reviendra, encore et encore, devant le Conseil, pour défendre les enfants tués, les mères en détresse, les familles détruites, et pour exiger la liberté et la dignité du peuple palestinien .
Farid B.

