ILétait prévisible que les choix politiques et géostratégiques du régime marocain ne resteraient pas sans conséquences, surtout en ce qui concerne ses relations internationales. En plus de maintenir une occupation illégale du Sahara occidental, où il opprime la population sahraouie et exploite sans vergogne ses richesses halieutiques et minières, le Maroc a franchi une nouvelle étape inquiétante en s’alliant ouvertement avec les forces suprématistes israéliennes, responsables de graves violations des droits humains en Palestine.Cette alliance et cette politique agressive ont suscité une vive réaction en Équateur, où plusieurs partis politiques, syndicats et organisations de défense des droits humains ont déclaré Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, « persona non grata » à Quito. Ils accusent Bourita d’être le principal architecte d’une stratégie de manipulation visant à influencer et corrompre des
parlementaires, journalistes et hommes politiques en Amérique latine et dans les Caraïbes, afin de diffuser une version falsifiée de la cause sahraouie, en échange d’avantages et intérêts divers. Une vingtaine d’organisations sociales et politiques équatoriennes, telles que la Confédération des organisations classistes unitaires de travailleurs (CEDOCUT) et la Confédération unitaire des quartiers de l’Équateur (CUBE), ont fermement condamné la présence de Bourita, pointant aussi ses liens avec le régime israélien, critiqué à l’échelle mondiale pour ses crimes contre les Palestiniens. Ces groupes affirment que Bourita est le représentant d’un État occupant qui commet des violations graves et systématiques des droits humains dans les territoires sahraouis. Cette déclaration de rejet a été appuyée par une trentaine d’associations et comités de solidarité venus d’une douzaine de pays d’Amérique latine et des Caraïbes, soulignant l’ampleur du front opposé à la politique marocaine dans la région. Bourita s’est rendu à Quito pour assister à l’investiture présidentielle équatorienne, mais sa présence a largement compromis ses ambitions de rallier davantage de pays latino-américains à la cause coloniale du Maroc .
N.C

