Corruption électorale: Dix ans de prison pour Neghza, Sahli et Hamadi

Dans un jugement historique pour l’Algérie, le Tribunal du Pôle Criminel Spécialisé dans les Affaires de Corruption Financière et Économique de Sidi M’hamed a rendu une décision ferme visant à éradiquer la corruption électorale. Cette affaire impliquait l’achat illégal de signatures pour des formulaires de candidature aux élections présidentielles de 2024.Plus de 80 individus ont été poursuivis, dont d’anciens candidats présidentiels de renom. Saida Neghza, Belkacem Sahli et Hamadi Abdelhakim ont été condamnés à 10 ans de prison et à une amende d’un million de dinars chacun pour leur implication dans cette affaire. Les deux fils de Saida Neghza ont également écopé de peines de 6 ans de prison et d’une amende d’un million de dinars, tandis que son troisième fils, en fuite, a été condamné à 8 ans de prison et fait l’objet d’un mandat d’arrêt.Le tribunal a également prononcé des peines allant de l’acquittement à 8 ans de prison et des amendes d’un million de dinars pour les autres accusés, parmi lesquels figuraient des élus locaux et des membres de conseils municipaux. Cette décision envoie un message fort contre la corruption et le trafic d’influence lors des processus électoraux.Les accusés ont été reconnus coupables d’avoir versé ou reçu des pots-de-vin allant de 2.000 à 5.000 dinars algériens pendant la campagne électorale, en échange de signatures sur les formulaires de candidature. Ils ont été poursuivis
pour abus de pouvoir, corruption active et passive, et fraude électorale.Dans un geste symbolique, le
tribunal a ordonné aux accusés de verser une indemnité d’un million de dinars au trésor public pour le préjudice moral causé à l’État par ces actes de corruption. Cette décision historique démontre la détermination des autorités algériennes à lutter contre la corruption et à préserver l’intégrité du processus électoral, pilier de la démocratie .
Farid B.

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