Après des mois de silence et d’absence du terrain: Le réveil de la classe politique

C’est un week-end qui marque, pour la majorité des formations, un réveil politique et un redéploiement de terrain ! Plusieurs partis politiques ont investi la scène nationale samedi, qui pour une rencontre ou un rendez-vous organique et qui pour rencontrer les militants, les sympathisants, voire les citoyens dans certaines wilayas du pays. Si pour la conjoncture, le discours demeure presque inchangé en ce qui concerne la nécessité de consolider le front interne, dans un monde et un environnement régional instables, il n’en demeure pas moins que la polémique née dernièrement autour de la question identitaire, ainsi que la nouvelle loi portant mobilisation générale, ont trouvé leur place dans les interventions des uns et des autres. C’est ainsi que le secrétaire général du FLN, Abdelkrim Benmebarek a qualifié le texte voté à l’APN, de « stratégique », dans un contexte, a-t-il souligné lors d’un meeting à Tamanrasset, « marqué par l’intensification des conflits ». Benmebarek n’a pas manqué d’affirmer, par ailleurs, que « l’unité du peuple algérien et de l’Algérie ne doivent en aucun cas faire preuve d’un quelconque doute ». «Contre ceux qui portent atteinte à cette unité, c’est tolérance zéro », a-t-il plaidé. De son côté, le secrétaire général du RND, Mustapha Yahi, a estimé que « les complots viennent lorsqu’on ne sait pas lire convenablement l’histoire de ce pays », dans une cinglante mise au point à ceux qui critiquent la mise sous mandat de dépôt de Mohamed Belghith. Yahi qui intervenait à l’occasion de la session extraordinaire de son parti tenue à Zeralda, a déclaré qu’«il serait naïf de croire que le peuple algérien tire sa force d’éléments appelés à disparaître avec le temps ». « Nous tirons notre force de notre histoire, de notre identité avec ses trois composantes, (…) des valeurs de paix et de vivre ensemble et de la détermination de notre jeunesse à construire un pays moderne, fidèle au serment de novembre », a-t-il appuyé.
Au sein de l’opposition, le FFS qui organise depuis quelques jours des rencontres régionales des fédérations, a indiqué à partir de Bordj Bou Arreridj, que la souveraineté nécessite « l’adhésion populaire».
« La véritable souveraineté nationale ne saurait être atteinte sans l’adhésion populaire et faire face aux menaces et provocations extérieures passe par le rétablissement de la confiance entre les institutions et les citoyens », a déclaré le premier secrétaire du parti, Youcef Aouchihce.
Pour sa part, Louisa Hanoune qui animait une rencontre avec les militants à Tizi-Ouzou, a appelé au dialogue comme vertu entre l’ensemble des algériens, loin des positions d’exclusion de l’autre portées par certains. «Pour faire face aux plans criminels qui ciblent notre pays, nous avons besoin de dialoguer et de débattre entre nous Algériens autour de toutes les questions politiques, économiques, sociales et culturelles, afin qu’ensemble nous y apportions des solutions qui nous conviennent », a plaidé la secrétaire générale du PT. Beaucoup d’autres chefs de formations politiques ont aussi tenu des rencontres et organisé des meetings, à l’image d’Abdelaali Hassani Chérif (MSP), qui présidé à Alger le congrès des femmes du parti, de Fateh Boutbig, du Front El-Moustakbel, Fateh Boutbigh, en déplacement dans la wilaya de Mascara et de Fatima Zohra Zerouati de TAJ, qui organisé une journée autour de «l’importance de préserver la cohésion de la société et de la mobiliser pour relever les défis ».Bien que non coordonnées, toutes ces sorties de la classe politique marquent la fin d’une période de stagnation et de sommeil profond dans lequel étaient plongés les partis, depuis des mois .
Farid B.

Laisser un commentaire