Le procès tant attendu des candidats à la candidature à la dernière élection présidentielle du septembre 2024, pour achat de parrainage, s’est ouvert, hier, au pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed. Les principaux accusés sont Saïda Neghza, ancienne responsable d’une organisation patronale et Belkacem Sahli, chef de l’alliance nationale républicaine (ANR), ainsi que Abdelhakim
Hamadi, lui aussi candidat malheureux. Dans ce dossier, 68 autres prévenus comparaissent en détention. Ils sont notamment accusés «d’octroi d’un indu privilège» dans cette affaire qualifié de corruption politique et financière. Les prévenus sont jugés pour »octroi d’un indu privilège », »trafic d’influence », »offre ou promesse de dons en numéraire en vue d’obtenir ou de tenter d’obtenir des voix d’électeurs », »abus de fonction », »obtention de dons en numéraire ou de promesses de voix électorales » et »escroquerie »». L’enquête préliminaire avait permis l’audition de plus de 50 élus sur procès-verbal, où ils ont avoué avoir reçu des sommes d’argent allant de 20 000 à 30 000 DA en contrepartie de signature de formulaires de parrainage au profit des candidats à la candidature. Le juge du pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed a entamé, hier matin, les auditions en entendant les prévenus qui sont soupçonnés d’avoir reçu de l’argent. Belkacem Sahli et Saida Neghza pourraient être auditionnés aujourd’hui ou demain. Il faut rappeler qu’après l’audition des accusés en première comparution, le juge d’instruction avait ordonné le placement de 68 d’entre eux en détention provisoire et de trois autres sous contrôle judiciaire, laissant les six autres en liberté. C’est en application des dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale et dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte sur l’affaire des faits de corruption ayant entaché l’opération de collecte des formulaires de souscription des signatures des prétendants à la candidature à l’élection présidentielle, que le parquet de la République près le pôle pénal économique et financier avait annoncé que 77 suspects, dont des prétendants à la candidature, ont été présentés à la justice .
F.H.

