L’Algérie affiche une détermination sans précédent dans sa transition énergétique, comme en témoigne le bond spectaculaire de ses importations de panneaux solaires en provenance de Chine.
Au premier trimestre 2025, le pays a acquis pas moins de 460 mégawatts (MW) d’équipements photovoltaïques, un niveau historique qui illustre l’urgence de sa diversification énergétique.
Cette accélération s’inscrit dans la stratégie nationale visant à porter la part des énergiques renouvelables à 27% du mix électrique d’ici 2030, contre moins de 1% actuellement. Le mois de janvier 2025 a marqué un pic avec 390 MW importés, suivis de 60 MW en mars et 10 MW en février. Depuis 2023, ce sont au total 840 MW de capacités solaires qui ont été acquises, principalement auprès des fabricants chinois.
Sur le terrain, cette dynamique se concrétise par des réalisations ambitieuses :
-Lancement d’une centrale solaire de 80 MW sur 160 hectares
-Programme de 20 centrales solaires totalisant 3 GW piloté par Sonelgaz
-Développement de l’hydrogène vert via le projet TaqatHy+
-Projet de localisation d’une industrie solaire avec le géant chinois Longi.
Cette stratégie multidimensionnelle combine importations massives d’équipements, développement de centrales solaires et transfert de technologie. Elle positionne l’Algérie comme un acteur émergent de la transition énergétique en Afrique, tout en réduisant progressivement sa dépendance aux hydrocarbures qui représentent encore 98,65% de sa production électrique.
Le partenariat avec la Chine, matérialisé par ces importations record et les négociations avec Longi, ouvre la voie à une industrialisation locale de la filière solaire. Une évolution cruciale pour assurer la pérennité de cette transition énergétique et créer une véritable valeur ajoutée nationale .
Malik.M.
Transition énergétique: L’Algérie accélère sar évolution solaire

