Le drapeau algérien flotte désormais fièrement au siège du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine à Addis-Abeba. Cette cérémonie, tenue lundi, marque l’entrée officielle de l’Algérie au sein de cet organe stratégique pour un mandat de trois ans, à la suite d’une victoire nette lors des élections du 15 avril dernier, où elle a recueilli la confiance de 34 pays africains sur 49 votants, face à la Libye, tandis que le Maroc a retiré sa candidature. Cette élection est perçue comme une reconnaissance claire du rôle majeur joué par la diplomatie algérienne sur la scène africaine, notamment dans la promotion de la paix, du dialogue et de la solidarité entre les peuples du continent.
L’ambassadeur d’Algérie en Éthiopie, Mohamed Khaled, a salué ce succès comme étant « le fruit d’une politique étrangère cohérente et visionnaire, impulsée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a œuvré à redonner à l’Algérie la place qui lui revient dans le concert des nations africaines ».
Un double positionnement stratégique
L’Algérie siège désormais à la fois au Conseil de paix et de sécurité de l’UA et au Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui lui confère une position unique pour porter haut la voix de l’Afrique sur les enjeux sécuritaires mondiaux, et pour promouvoir des solutions durables aux crises que traverse le continent.
« Dans un contexte géopolitique complexe, marqué par des conflits, des tensions et des mutations profondes, l’Algérie mettra à profit son mandat pour renforcer l’efficacité du CPS et défendre les causes justes à travers une approche fondée sur les valeurs africaines de solidarité, de souveraineté et de dialogue », a déclaré le diplomate algérien.
L’Algérie en première ligne pour des solutions africaines aux problèmes africains
Fidèle à sa doctrine de politique étrangère, l’Algérie entend, durant son mandat, contribuer activement à la mise en œuvre du principe des « solutions africaines aux problèmes africains ».
Elle agira de concert avec les autres membres du CPS pour prévenir les conflits, encourager les processus de paix, soutenir la réconciliation nationale dans les pays en crise et lutter contre les menaces sécuritaires telles que le terrorisme et l’ingérence étrangère.Lors de la cérémonie officielle d’accueil, le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’UA, M. Bankole Adeoye, ainsi que la Représentante permanente de l’Ouganda auprès de l’UA, Mme Rebecca Otengo, présidente du CPS pour le mois d’avril, ont chaleureusement salué l’arrivée de l’Algérie et lui ont souhaité plein succès dans l’exercice de son
mandat.
Une victoire diplomatique qui en annonce d’autres
Ce retour en force de l’Algérie au sein d’un des piliers de l’Union africaine est aussi un camouflet pour ses adversaires régionaux, à l’image du Maroc, qui, face à l’échec annoncé, a préféré se retirer de la course pour éviter une nouvelle humiliation, après ses déconvenues lors des scrutins précédents au sein des instances de l’UA. À travers ce succès, l’Algérie confirme sa stature de puissance diplomatique continentale, résolument engagée pour la stabilité, la justice et l’unité de l’Afrique
Malik.M.

